Kinshasa : La Cour militaire ouvre le procès Likulia/Mushobekwa contre Mambabwa sous une forte attention de l’opinion

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Une forte mobilisation a marqué, ce jeudi 26 février 2026, l’ouverture du procès opposant Claudien Likulia Lifoma à Philémon Mambabwa Zebo et consorts devant la Cour militaire de Kinshasa/Gombe. Sous un dispositif sécuritaire renforcé, avocats, proches des parties et plusieurs personnalités ont pris place dans une salle d’audience déjà prête à accueillir une affaire devenue l’une des plus commentées de ces derniers mois sur la scène sociopolitique congolaise.

Cette première audience intervient après de vives réactions suscitées par les accusations d’agression portées contre un haut cadre de l’Agence nationale des renseignements (ANR), à la suite d’incidents impliquant les fils de l’ancienne ministre des Droits humains et députée nationale honoraire, Marie-Ange Mushobekwa. Selon cette dernière, ses enfants auraient été enlevés, séquestrés et torturés dans la nuit du 21 décembre 2025 par des éléments policiers et militaires agissant sur ordre du responsable incriminé, alors qu’ils ne faisaient l’objet d’aucune poursuite judiciaire.

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Perçu comme un test majeur pour l’indépendance et l’impartialité de la justice militaire, ce procès attire une attention particulière de l’opinion publique, d’autant plus qu’il met en cause un responsable sécuritaire présenté comme proche de l’entourage présidentiel. Marie-Ange Mushobekwa, dénonçant un « abus de pouvoir » et une « affaire d’État », avait appelé à un procès équitable, estimant que cette procédure constitue avant tout un enjeu moral pour l’État de droit en République démocratique du Congo.

Fulgence Mavula

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