À Kinshasa, les assistants parlementaires vivent une situation dramatique qui frôle l’inhumain. Privés de salaires depuis plusieurs mois, ils peinent à assurer le minimum vital. Certains n’arrivent plus à envoyer leurs enfants à l’école ni à honorer leurs loyers, au point d’intégrer leurs bailleurs dans leurs forums WhatsApp pour leur prouver qu’ils ne sont pas encore rémunérés.
Devant le premier vice-président de l’Assemblée nationale, André Mbata Tshilumbayi, et le doyen Christophe Mboso, un fonctionnaire a laissé éclater sa douleur : « Aujourd’hui le 48, nos enfants n’ont pas eu accès à l’école. Qu’est-ce que nous vous avions fait pour mériter cela ? » Cette interpellation traduit l’ampleur du désespoir qui ronge ces collaborateurs de l’institution parlementaire.
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Alors que les élus poursuivent leurs travaux législatifs, les conditions de vie de leurs assistants soulèvent des interrogations sur la gestion des ressources et la considération accordée aux agents de soutien. Entre loyers impayés, scolarité compromise et dignité bafouée, la corporation des assistants parlementaires alerte sur un enfer quotidien qui appelle une réponse urgente des autorités compétentes.
Gilbert Ngonga
