La rentrée scolaire 2025-2026 a débuté timidement ce lundi 1er septembre dans la capitale congolaise. Malgré les assurances du gouvernement, la rumeur d’un report au 8 septembre, associée à un climat de tension politique lié à « l’affaire Mutamba », a semé le doute chez de nombreux parents.
Une tournée dans la commune de Ngaliema a permis de constater une reprise des cours en demi-teinte. Dans des écoles publiques comme l’EP Tshatshi, l’ITC Ngaliema, le Collège Saint-Cyprien et le Lycée Tobongisa, les enseignants étaient présents, mais le nombre d’élèves était très limité. L’attentisme des parents, soucieux de la sécurité de leurs enfants et parfois encore en difficulté financière, explique cette faible affluence.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
À l’inverse, les établissements privés semblent avoir mieux géré la situation. Au Lycée Madame de Sévigné, la rentrée a été effective dès les premières heures de la matinée. Les parents ont accompagné leurs enfants, et l’ensemble du corps professoral était mobilisé.
Lors du lancement officiel de la rentrée au Lycée Madame de Sévigné, le préfet Paul Kitenge Onoya a tenu à rassurer et à galvaniser la communauté éducative. Dans son discours, il a insisté sur la qualité de l’enseignement, la discipline et le travail, appelant les parents à faire confiance à l’établissement. Il a également exhorté les élèves encore absents à rejoindre rapidement l’école afin de ne pas prendre de retard dans leurs apprentissages.
Cette rentrée atypique souligne les défis auxquels le système éducatif congolais est confronté : rumeurs persistantes, incertitudes politiques et difficultés socio-économiques des familles. Reste à espérer que les bancs se rempliront progressivement pour permettre aux élèves de suivre correctement le programme scolaire.
Guyvenant Misenge
