Lapsus de Judith Suminwa à la COP29 : un détail anecdotique ou un faux débat ?

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En marge de la COP29, lors d’une interview à TV5MONDE, la Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a involontairement commis un lapsus en citant un article de la constitution congolaise. Cette erreur, bien que sans incidence sur la teneur de son discours, a immédiatement suscité des critiques, notamment de la part de ses opposants qui semblent vouloir en faire un incident politique. Pourtant, comme le rappelle une maxime populaire, « dans l’art de parler, le lapsus est l’étincelle qui rappelle notre spontanéité ».

Ce lapsus, bien que dérisoire, ne devrait en rien occulter le message fondamental de la Première ministre, qui a abordé la question cruciale de la révision de la constitution. Dans son appel, elle a invité les Congolais à engager un débat serein et constructif autour de la constitution, à transcender les passions, et à accepter que celle-ci, en tant qu’œuvre humaine, puisse être amendée pour répondre aux aspirations et aux défis contemporains de la RDC.

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Réaffirmant la vision du Président de la République, la Première ministre a insisté sur la nécessité d’harmoniser les lois avec les aspirations nationales, un impératif pour propulser la RDC vers la grandeur et la place qu’elle mérite sur la scène internationale. « Cette erreur n’altère en rien la portée de son discours », a d’ailleurs tenu à préciser un proche de Madame Suminwa.

Lors de cet échange, Judith Suminwa a involontairement cité l’article 89 au lieu de l’article 218 de la constitution, un détail que ses opposants ont saisi pour tenter de discréditer son message. Néanmoins, elle a rappelé une vérité essentielle : adapter le cadre juridique de la nation est indispensable pour répondre aux évolutions et aux aspirations du pays. Une telle révision de la constitution, selon la Première ministre, doit être considérée comme un processus naturel, et non comme une menace à la stabilité du pays.

« Suminwa n’a pas menti. C’est écrit dans la constitution », a réagi un membre de son entourage pour apaiser les critiques. Ce dernier a également souligné que la constitution de la RDC a déjà connu un amendement en 2011, sous le régime de Joseph Kabila, montrant ainsi qu’une adaptation de ce texte fondateur aux enjeux du moment est un acte légitime.

Malgré l’agitation créée autour de cet incident, l’essentiel est ailleurs. En réaffirmant que le débat autour de la constitution doit se faire dans la clarté et le respect des valeurs démocratiques, Judith Suminwa Tuluka rappelle aux Congolais l’importance de voir au-delà des querelles ponctuelles pour embrasser une vision plus large et constructive pour l’avenir du pays.

En définitive, ce lapsus, au-delà du bruit médiatique qu’il a suscité, réitère l’engagement de la Première ministre pour un Congo où la loi et les aspirations des citoyens évoluent main dans la main. Loin d’une simple polémique, son intervention relance un débat crucial sur l’adaptation de la constitution, dans un contexte politique où chaque mot, même involontaire, est scruté et parfois exploité.

Gilbert Ngonga

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