La sélection nationale féminine de la RDC traverse une période particulièrement difficile. Avec dix défaites consécutives, toutes compétitions confondues, les Léopards dames peinent à redresser la barre, suscitant de vives inquiétudes parmi les supporters et les observateurs du football congolais.
Les revers se sont enchaînés lors des matchs amicaux contre le Kenya, la Tanzanie et le Sénégal, mais aussi lors des compétitions régionales, où l’équipe n’a enregistré aucune victoire. Même les deux rencontres préparatoires disputées sous la direction d’Hervé Happy, nouveau sélectionneur nommé en mai 2025, se sont soldées par des défaites face à la Tanzanie (2-1, 3-1).
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À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2025 prévue au Maroc, cette spirale négative devient une urgence sportive. Si aucun changement de dynamique n’est amorcé, la RDC risque d’aborder la compétition avec une équipe en perte de confiance.
Plusieurs facteurs structurels expliquent ces contre-performances :
Une instabilité chronique au niveau technique, avec cinq sélectionneurs en quatre ans.
L’absence d’un championnat national féminin structuré, freinant la détection et la progression des talents locaux.
Le manque de moyens logistiques et de préparation adéquate.
Une faible intégration des joueuses issues de la diaspora, pourtant riche en talents.
Il convient de rappeler que sous la direction de Papy Kimoto, les Léopards dames avaient réussi à se qualifier pour la CAN 2024, une première après plus de dix ans d’absence. Son départ précipité a laissé un vide que peine à combler son successeur, malgré un effectif jugé prometteur.
Dans ce contexte, une victoire, même symbolique, pourrait enclencher un sursaut. Mais pour espérer un véritable renouveau, des réformes de fond s’imposent.
Par Dieumerci Matu Chub
