Le président Félix Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme sur la situation dramatique que traverse l’Est de la République démocratique du Congo à la tribune des Nations unies ce mercredi 24 septembre. « Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’un sursaut international. Le chef de l’État a martelé que « tous les marqueurs d’un génocide sont réunis en République démocratique du Congo » où, selon lui, l’armée rwandaise et le M23-AFC continuent de massacrer des populations civiles malgré l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité.
Le président congolais a appelé la communauté internationale à ne pas rester passive face à ces violences, affirmant que « le Congo ne sollicite ni charité ni commisération. Elle exige justice, vérité et dignité ». Pour Tshisekedi, il s’agit avant tout de mettre fin à l’impunité des acteurs responsables de l’instabilité et des crimes commis en RDC depuis plus de trois décennies.
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Tout en dénonçant les attaques récurrentes contre les populations congolaises, Tshisekedi a néanmoins salué « les initiatives de paix de Washington et de Doha ». Il a exhorté les partenaires de la RDC à renforcer leur solidarité et à garantir « le respect plein et entier du droit international ». Pour le président congolais, la bataille pour la paix et la justice ne peut être gagnée qu’avec un engagement ferme de la communauté internationale aux côtés du peuple congolais.
Cedrick Katay Kalombo
