La rupture d’un bassin de rétention de l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM) a plongé le quartier Kassapa, à Lubumbashi, dans une situation d’urgence environnementale. Les eaux usées déversées le 4 novembre 2025 ont envahi maisons, rivières et espaces commerciaux, dont le marché “Moïse”, suscitant l’inquiétude des habitants face à l’ampleur de la pollution et aux risques sanitaires.
Face à ce désastre, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a immédiatement saisi le Parquet général près la Cour de Cassation dans un communiqué parvenu ce jeudi 20 novembre à notre rédaction. Il a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire destinée à retracer l’origine de la rupture et à évaluer les responsabilités potentielles de l’entreprise ou d’éventuels gestionnaires négligents. Le gouvernement insiste sur la nécessité de comprendre comment un tel incident a pu se produire et quelles conséquences il pourrait entraîner pour l’écosystème local.
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Les autorités assurent que des poursuites seront engagées contre toute personne reconnue impliquée dans cette pollution qualifiée de “significative”. Le ministère rappelle que la protection de l’environnement et la sécurité des populations constituent des priorités nationales, promettant que toutes les mesures légales seront prises. Cette démarche se veut un signal clair envoyé aux acteurs du secteur minier : les manquements aux normes environnementales ne seront plus tolérés.
Cedrick Katay Kalombo
