C’était une matinée des échauffourées entre manifestants et les agents de l’ordre mercredi 30 août 2023 à Goma, chef-lieu de la Province du Nord-Kivu.
Lors de cette manifestation pour exiger le départ de la Monusco, plusieurs violations de droits de l’homme ont été observées selon plusieurs voix dont celle du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (Lucha).
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La Lucha a dans un tweet ce jeudi 31 août 2023, dénoncé un crime d’Etat commis à Goma. Elle exige en effet, une enquête sérieuse pour établir les responsabilités avant de passer à autre chose. Ce mouvement citoyen regrette également que des femmes éprouvées par cette altercation ont été empêchées de récupérer les corps sans vie de leurs êtres chers.
« Un crime d’Etat a été commis à Goma. Il y’a urgence d’une enquête indépendante pour conserver les preuves et établir les responsabilités avant une procédure judiciaire.
Par ailleurs, les familles ont été empêchées de récupérer les corps gardés à l’hôpital militaire de Katindo », lit-on dans un tweet de la Lucha.
Au moins 10 personnes ont été tuées mercredi lors des affrontements entre des éléments du groupe religieux Wazalendo et la force de l’ordre. Les manifestants réclamaient notamment le départ de la Monusco qui, selon eux, n’arrive pas à restaurer la paix à l’Est de la RDC.
Agape Ntona
