La scène musicale congolaise est une fois de plus endeuillée. Le jeudi 19 décembre 2024, le décès de Blaise Bongongo, connu sous le pseudonyme de “Seguin Mignon”, a été annoncé. L’artiste est décédé en Inde, où il était hospitalisé à la suite d’un accident de circulation survenu à Kinshasa. Ce batteur emblématique du groupe Wenge Musica Bon Chic Bon Genre (BCBG) de JB Mpiana laisse derrière lui un héritage indélébile.
Un pilier de Wenge BCBG
Seguin Mignon, chef d’orchestre et homme de confiance de JB Mpiana, a marqué son empreinte au sein de Wenge BCBG. Fidèle à son patron depuis la dislocation de Wenge Musica 4×4 Tout Terrain, il était reconnu pour sa rigueur et son dévouement. Son rôle central dans le groupe, tant sur le plan musical qu’organisationnel, lui avait valu la confiance de ses pairs pendant plus d’une décennie.
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En tant que compositeur, Seguin a signé quatre titres mémorables dans l’histoire du groupe : Eloko ya pema (Soyons sérieux), Sans permission (Kipe ya yo), Claude Itoma (Quel est ton problème), et Kanga journée (Bal de match).
Une série de pertes douloureuses
Le décès de Seguin Mignon ravive le souvenir d’autres disparitions tragiques au sein de Wenge BCBG. En 2018, Sunda Basse, ancien bassiste du groupe, était assassiné à son domicile à Mont Ngafula devant sa famille. Auteur de la célèbre chanson Libérez, il avait quitté Wenge BCBG pour une carrière solo.
Quant à Faustin Nzinga Nsiamanketo, alias Cellulaire Yankobo, animateur talentueux et créateur de cris emblématiques, il est décédé en 2016 à la suite d’un AVC. Ce pilier de l’animation du groupe avait joué un rôle clé dans les confrontations artistiques entre JB Mpiana et son rival Werrason.
L’héritage de Wenge BCBG
Malgré ces pertes, les œuvres de ces artistes continuent de résonner dans le cœur des mélomanes. Leur participation à des succès tels que Kipala Kipala Nzonzwaku témoigne de leur contribution inestimable à la musique congolaise.
Pour JB Mpiana, ces disparitions successives constituent une épreuve difficile. Bien que des rumeurs calomnieuses circulent autour de la mort de ses anciens musiciens, leur mémoire reste ancrée dans l’histoire musicale du Congo. Comme le dit l’adage : « Un artiste meurt, mais ses œuvres restent immortelles. »
Voldy Matiafu
