Au moins 75 % des violences sexuelles liées au conflit enregistrées en 2025 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été attribuées aux groupes armés, selon un communiqué du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) consulté lundi 09 mars 2026.
Selon ce document, les groupes armés sont responsables de la majorité des victimes, avec en tête le Mouvement du 23 mars (M23), auquel sont attribuées 439 victimes. D’autres groupes sont également cités, notamment les Wazalendo, la Coopérative de développement du Congo (Codeco), plusieurs factions Mai-Mai, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi que les Forces démocratiques alliées (ADF).
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Le BCNUDH souligne que ces violences s’inscrivent dans un contexte persistant d’insécurité dans l’est du pays, marqué par l’activisme de nombreux groupes armés et des affrontements réguliers avec les forces de sécurité. L’organisation onusienne appelle les autorités congolaises à renforcer la lutte contre l’impunité, à protéger les populations civiles et à garantir une prise en charge adéquate des victimes de violences sexuelles liées au conflit.
Fabrice Kabamba
