Plus de 66 civils ont été massacrés la semaine dernière dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par les rebelles ougandais des ADF, selon des sources locales. Face à cette énième tragédie, le parti d’opposition ADD Congo, membre de la coalition Lamuka, a réagi avec fermeté. Par la voix de son président, Prince Epenge, il a plaidé ce dimanche 15 juillet 2025 pour l’instauration d’un deuil national en mémoire des victimes, appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités face à la détérioration de la situation sécuritaire.
« Nous condamnons fermement les attaques contre les civils à Irumu et Beni. Le gouvernement congolais doit jouer son rôle, celui de protéger sa population. Le bien-fondé du pouvoir se justifie par sa capacité à garantir la sécurité des citoyens », a déclaré Prince Epenge.
Il remet en question l’efficacité des opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF), alors que les tueries se poursuivent dans ces zones pourtant placées sous haute surveillance militaire.
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Rappelant que plus de 200 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l’année, Epenge déplore l’inaction du régime de Félix Tshisekedi et demande une attention accrue pour les populations du Nord-Kivu et de l’Ituri, régulièrement victimes des exactions des ADF. Selon lui, ces rebelles tuent impunément sur le sol congolais, sans jamais être inquiétés chez eux, en Ouganda.
Rodriguez Kikamba
