Prédation minière et flux financiers : pourquoi la justice belge s’intéresse désormais au cercle familial de Tshisekedi

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La justice belge a renforcé ses investigations visant plusieurs membres de la famille du président Félix Tshisekedi, soupçonnés de pratiques de « prédation » dans le secteur minier katangais. Selon Africa Intelligence dans son édition du 19 novembre, le parquet fédéral s’intéresse de près à l’historique bancaire de la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, de deux enfants du chef de l’État ainsi que de trois de ses frères.

Ces démarches font suite à une plainte déposée en juillet dernier à Bruxelles, portant sur des faits présumés de détournement de fonds et de blanchiment liés à l’exploitation minière artisanale dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.

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Pour faire avancer ce dossier sensible, la procureure fédérale Ann Fransen, spécialiste de la criminalité organisée, s’est rendue début novembre à Kinshasa, où elle a rencontré le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa.

Alors que le parquet belge présente ce déplacement comme une simple initiative destinée à « poser les bases d’une coopération judiciaire », Africa Intelligence souligne que plusieurs enquêtes en cours établissent des liens étroits entre la RDC et la Belgique — notamment autour de l’exploitation minière et de flux financiers suspects.

Des réquisitions bancaires ont d’ailleurs été transmises à plusieurs établissements belges, afin de consulter les comptes de la Première dame et de ses proches dans le cadre des investigations préliminaires.

Les ONG et associations katangaises à l’origine de la plainte accusent des membres du « clan Tshisekedi » d’avoir exploité les ressources minières artisanales avec l’appui d’acteurs étrangers, notamment chinois et libanais.

Un rapport interne d’Eurasian Resources Group (ERG), groupe minier kazakh cité par Africa Intelligence, laisse apparaître certaines irrégularités qui confortent leurs soupçons.

Les mis en cause, pour leur part, rejettent toute implication et dénoncent une instrumentalisation de leur nom par des opérateurs cherchant à s’imposer dans le secteur minier.

L’enquête demeure à ce stade préliminaire, mais elle place déjà sous haute vigilance les circuits financiers transnationaux liés aux ressources congolaises — et pourrait, à terme, ouvrir un nouveau front judiciaire aux ramifications politiques sensibles.

Charles Mapinduzi

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