Par la lettre n°122/05/2025, datée du 27 mai 2025 et ayant pour objet des allégations de détournement de deniers publics au sein de l’ARSP, M. Anthony Nkinzo, directeur de cabinet du chef de l’État, rapporte que ce dernier a été saisi par l’ONG ASSOMP Mu. Celle-ci dénonce un détournement de fonds publics au sein de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP).
Dans le même document, le directeur de cabinet du chef de l’État note que les éléments présentés dans le dossier transmis à la haute hiérarchie comportent un ensemble de données financières et comptables qui, sans préjuger de leur exactitude, soulèvent des interrogations sur la régularité de certaines opérations. Il est donc demandé au ministre de l’Industrie et du Développement des PME de faire toute la lumière sur les faits dénoncés et d’en faire rapport à la haute hiérarchie.
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Alerté, le directeur général Miguel Kashal Katemb aurait, selon des sources aéroportuaires, tenté de se soustraire à la justice en prenant la direction du Canada. Intercepté à l’aéroport de N’Djili, il aurait été ramené à Kinshasa, puis placé sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire congolais. Tous ses titres de voyage lui ont été confisqués, rapportent les mêmes sources.
En plus du détournement présumé, estimé à 49 millions de dollars américains, l’ARSP sous la direction de Miguel Kashal accumule des découverts bancaires, ainsi que des arriérés de paiement envers plusieurs prestataires de services, notamment les responsables des médias.
Par ailleurs, dès son arrivée à la tête de cette institution publique, Miguel Kashal s’est lancé dans une vaste campagne médiatique visant à soigner son image. Il a fait installer des panneaux publicitaires géants dans les principales agglomérations du pays : Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi, Kisangani, etc. Dans quel but ? Selon certaines sources, l’homme nourrissait de grandes ambitions. C’est ainsi qu’il a investi massivement dans la communication. Aujourd’hui, la situation se retourne contre lui : il devra justifier les sommes perçues qu’il aurait détournées à des fins personnelles. Le chef de l’État attend désormais un rapport circonstancié du ministre de l’Industrie pour faire toute la lumière sur ce dossier.
Christian Ntole
