Le sort du lieutenant-général Philémon Yav Irung est désormais entre les mains de la Haute cour militaire. Après plusieurs audiences, le tribunal a mis l’affaire en délibéré le mardi 19 mai, à l’issue des plaidoiries finales. L’auditorat militaire affirme qu’il aurait été envoyé par le général rwandais James Kabarebe et l’utilise comme pièce centrale pour étayer l’accusation de trahison après avoir retrouvé un présumé message électronique dans son téléphone.
Pour la défense du général Yav ; ce document n’a jamais été versé officiellement au dossier ni présenté en audience. Les avocats du général ont insisté sur ce point pour demander l’acquittement, estimant que l’accusation repose sur des éléments non vérifiables.
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Face au tribunal, l’auditorat militaire a requis la servitude pénale à perpétuité. Il reproche aussi au général Yav d’avoir demandé au général Evariste Mwehu Lumbu de réduire son engagement dans les opérations militaires à l’Est, ce que l’intéressé dément. La défense, elle, a axé sa plaidoirie sur les vices de procédure et parle d’un dossier construit sans preuves matérielles. Pour elle, l’affaire relève davantage d’un règlement de comptes interne aux FARDC que d’une infraction établie. Le général Yav, qui a plaidé son innocence et réaffirmé sa loyauté à la RDC, attend désormais la décision des juges. Le verdict interviendra dans les prochains jours.
Ce procès intervient dans un contexte marqué par la reprise des combats dans l’Est et les accusations répétées de Kinshasa contre Kigali au sujet du soutien à l’AFC/M23. Les implications de cette décision dépassent donc le seul cadre judiciaire.
Jamely Timothée Kayembe
