À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée chaque 19 juin, le ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, Gilbert Kabanda, a révélé que « 2 % de la population de la RDC vivent avec l’hémoglobine S », la forme mutée responsable de cette maladie génétique potentiellement mortelle.
Prenant la parole lors de cette journée scientifique organisée à Kinshasa par l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), Gilbert Kabanda a exhorté les chercheurs congolais à s’impliquer activement dans la lutte contre cette pathologie.
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« Nous, Congolais, devons être les pionniers de cette lutte. Nous avons les capacités de vaincre cette pathologie, si nous parlons tous le même langage », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence d’une mobilisation scientifique nationale face à un fléau qui touche silencieusement des milliers de familles.
La drépanocytose est une maladie héréditaire des globules rouges, qui provoque des douleurs chroniques, des anémies sévères, voire des AVC. Sans prise en charge adéquate, l’espérance de vie des malades reste fortement réduite. La RDC fait partie des pays les plus affectés en Afrique subsaharienne.
Le ministre a également salué les efforts des chercheurs locaux, tout en appelant à davantage d’investissements publics et privés dans le dépistage précoce, la prise en charge médicale et la recherche appliquée.
Dieumerci Matu Chub
