RDC–FMI : Doudou Fwamba présente les conclusions de la deuxième revue des programmes FEC et FRD

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Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a animé ce lundi 22 décembre 2025, au Centre Financier de Kinshasa, un point de presse consacré à la conclusion de la deuxième revue des programmes appuyés par le Fonds monétaire international (FMI), notamment la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

À cette occasion, le patron des finances publiques congolaises a présenté les avancées réalisées par le Gouvernement, tout en reconnaissant les défis persistants, liés notamment à la situation sécuritaire dans l’Est du pays et aux chocs climatiques.

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Trois objectifs stratégiques au cœur de l’action gouvernementale

Le ministre a rappelé que l’action économique du Gouvernement repose sur trois objectifs stratégiques majeurs.
Le premier vise à accélérer la diversification de l’économie, à travers une mobilisation accrue des recettes budgétaires, une meilleure gestion du financement public et une modernisation de l’administration financière, soutenue par une conscience citoyenne renforcée.

Le deuxième objectif consiste à renforcer la résilience de l’économie, en garantissant la stabilité macroéconomique, notamment la stabilité des prix et des équilibres financiers.

Enfin, le troisième objectif est axé sur la promotion d’une croissance plus inclusive, portée par des réformes de gouvernance, la transparence dans la gestion publique et la lutte contre la corruption.

Stabilité macroéconomique et maîtrise de l’inflation

Sur le plan macroéconomique, Doudou Fwamba a mis en avant une décélération notable de l’inflation, grâce à une coordination étroite entre les politiques budgétaire et monétaire, ainsi qu’aux actions menées par la Banque centrale du Congo (BCC).

Alors que l’inflation était projetée à des niveaux plus élevés, les résultats enregistrés à fin juin traduisent, selon le ministre, une stabilité retrouvée de l’économie, malgré un contexte international et national marqué par de fortes pressions.

Un contexte sécuritaire lourd de conséquences budgétaires

Le ministre des Finances n’a pas occulté l’impact de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, caractérisée par l’agression extérieure et la persistance des conflits armés.
Ces tensions ont entraîné des pressions humanitaires, une réduction des recettes fiscales locales, ainsi qu’une augmentation des dépenses sécuritaires et sociales.

Face à ces défis, le Gouvernement a procédé à une priorisation des dépenses essentielles, renforcé les mesures de mobilisation des recettes internes et ajusté certaines politiques fiscales.

Réformes fiscales et hausse spectaculaire des recettes pétrolières
Parmi les réformes phares citées, Doudou Fwamba a souligné la suppression de certaines exonérations fiscales dans le secteur pétrolier, mise en œuvre grâce à une coordination entre les ministères des Finances, du Budget et des Hydrocarbures.

Cette réforme a permis une augmentation significative des recettes issues des produits pétroliers, passées d’une moyenne d’environ 4 milliards de francs congolais par mois à près de 70 milliards FC mensuels, depuis juillet 2021.

Le Gouvernement a également adopté un plan global de mobilisation des recettes, actuellement en cours de déploiement.

Réformes structurelles et discipline des finances publiques

Sur le plan des réformes structurelles, le ministre a évoqué la déconcentration de l’exécution budgétaire dans plusieurs ministères clés, la mise en place du Compte unique du Trésor, la fermeture des comptes bancaires parallèles, ainsi que la centralisation de la facturation normalisée de la TVA.

Ces mesures visent à renforcer la transparence, à limiter la dispersion des ressources publiques et à améliorer l’efficacité de la dépense publique.
Des critères de performance globalement atteints
Concernant les engagements pris avec le FMI, Doudou Fwamba a indiqué que la majorité des critères de performance à fin juin 2025 ont été respectés.

Les recettes intérieures, initialement fixées à 2 000 milliards de francs congolais, ont atteint environ 1 800 milliards FC, un résultat jugé satisfaisant au regard du contexte difficile.
Plus de 85 % des indicateurs quantitatifs ont été réalisés, à l’exception de certaines dépenses sociales affectées par les urgences sécuritaires.

Appui financier et projets structurants

À l’issue de cette deuxième revue, le FMI a approuvé un décaissement d’environ 261 millions de dollars, sur une enveloppe globale de 1,729 milliard USD prévue pour les prochaines années.
Une partie de ces ressources sera orientée vers le renforcement du capital humain, le développement des infrastructures énergétiques et la réalisation de projets routiers structurants, notamment le lancement des travaux de la Route nationale n°7.

Un satisfecit prudent du FMI

En définitive, le ministre des Finances a salué un succès remarquable, obtenu dans un contexte d’adversité sécuritaire et économique, tout en reconnaissant que les réformes engagées restent un chantier permanent.

« Les problèmes ne sont pas tous résolus, mais la discipline budgétaire et la résilience de nos finances publiques ont été préservées », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement du Gouvernement à poursuivre les réformes pour assurer une croissance durable et inclusive en République démocratique du Congo.

Gilbert Ngonga

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