Deux semaines après le naufrage tragique sur le fleuve Congo, qui a fait plus de 100 morts dans la province de l’Équateur, aucune mesure concrète n’a encore été mise en place pour prévenir de tels accidents. Au lendemain de ce drame, le président Félix Tshisekedi avait ordonné, lors d’un Conseil des ministres, au vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Mbemba, de dresser rapidement un état des lieux complet de la navigation fluviale et lacustre et de renforcer les mesures de sécurité.
Cependant, depuis cette injonction, aucune action concrète n’a été signalée. Les baleinières continuent de circuler, souvent surchargées et parfois la nuit, augmentant ainsi le risque de nouveaux accidents. Fabien Mongunza Mangombe, président du cadre de concertation provinciale de la société civile de l’Équateur, a dénoncé dimanche 28 septembre 2025 cette lenteur et exprimé sa crainte d’un nouveau drame.
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La Société civile rappelle que ces tragédies mettent en évidence l’urgence d’une gestion rigoureuse de la sécurité sur les voies navigables en RDC. Elle pointe du doigt le manque de contrôles, l’état vétuste des embarcations et l’insuffisance de la sensibilisation des populations riveraines face aux risques de navigation.
Rodriguez Kikamba
