RDC : L’AFC/M23 démasque ses véritables intentions et torpille le processus de Doha

Populaire

La récente déclaration de Benjamin Mbonimpa, Secrétaire permanent de l’AFC/M23, lève le voile sur les véritables desseins de ce mouvement armé. Loin d’être un appel à la paix, son message traduit une volonté assumée de confrontation, mettant sérieusement en péril les efforts diplomatiques en cours, notamment ceux engagés à Doha.

S’exprimant sur les réseaux sociaux, Mbonimpa a déclaré :

📢 Déjà +15,000 lecteurs nous font confiance
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
👉 Rejoindre maintenant

« Les renforts des troupes et équipements militaires sur toutes les lignes de fronts des FARDC augurent-ils un environnement propice aux pourparlers de Doha ? Une chose est vraie, c’est que Kinshasa veut la guerre ! Et il la fera. Observons. L’ARC se défendra, quoi qu’il advienne. »

Cette rhétorique ne peut être interprétée autrement que comme une provocation manifeste. Elle s’apparente à une déclaration de guerre à peine voilée, révélant un refus catégorique de s’engager de bonne foi dans le processus de Doha. En accusant les Forces armées de la RDC (FARDC) de vouloir la guerre en raison du renforcement de leurs positions, l’AFC/M23 tente habilement d’inverser les rôles entre agresseur et agressé.

Il convient de rappeler les faits : c’est bien l’AFC/M23, avec le soutien avéré du Rwanda, qui mène depuis plusieurs mois des offensives répétées, occupant de larges portions du territoire congolais et provoquant le déplacement de millions de civils. Face à cette agression, la République démocratique du Congo a non seulement le droit, mais aussi le devoir impérieux de renforcer ses capacités de défense pour protéger sa population et restaurer son intégrité territoriale. Accuser Kinshasa de bellicisme dans ce contexte relève d’une manœuvre de propagande cynique visant à dissimuler les ambitions expansionnistes du mouvement.

La sortie de Benjamin Mbonimpa sonne comme une gifle au processus de Doha. Elle confirme que l’AFC/M23 ne constitue pas un partenaire crédible pour une résolution pacifique du conflit, mais plutôt une force déstabilisatrice, décidée à poursuivre la voie des armes tant que ses objectifs militaires et territoriaux ne sont pas atteints.

La communauté internationale, tout comme les facilitateurs du processus de Doha, doivent tirer toutes les conséquences de cette déclaration. Tant que l’AFC/M23 maintiendra une posture aussi agressive et intransigeante, toute perspective de dialogue demeurera illusoire. Le peuple congolais, épuisé par des décennies de conflits, aspire à la paix, mais une paix qui ne se construira ni au détriment de sa souveraineté, ni au prix de son intégrité territoriale. La défense de la patrie demeure une priorité absolue et non négociable.

Guyvanant Misenge

📢 Ne partez pas sans l’essentiel !
Recevez les infos importantes en priorité

👉 Rejoindre notre communauté

Plus d'articles

Dernier article