Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 382 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo au mois d’avril 2026, contre 542 en mars, soit une baisse de 29 %. L’agence onusienne invite toutefois à la prudence dans l’interprétation de cette diminution, soulignant que les difficultés d’accès à certaines zones en raison de l’insécurité et des contraintes de documentation pourraient avoir influencé les chiffres rapportés.
Selon le rapport, 87,4 % des violations recensées ont été enregistrées dans les provinces de l’Est affectées par les conflits armés. Les groupes armés sont responsables de 79,3 % des cas documentés, avec l’AFC/M23 parmi les principaux auteurs présumés. Le BCNUDH fait état de 334 violations dans les zones de conflit, d’au moins 156 civils victimes d’exécutions sommaires ainsi que de 37 cas de violences sexuelles liées aux conflits ayant touché 52 victimes, principalement des femmes et des filles.
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En dehors des zones de conflit, 48 violations ont été enregistrées, notamment des arrestations arbitraires et des détentions illégales. Le rapport signale également 12 violations de l’espace civique ayant affecté 23 personnes, dont des défenseurs des droits humains et des journalistes. Sur le plan judiciaire, 66 poursuites ont été engagées devant les juridictions militaires, aboutissant à plusieurs condamnations de militaires, policiers et civils impliqués dans des violations des droits humains.


Fulgence Mavula
