Le Bloc katangais a annoncé, lundi 13 juillet 2026 à Bruxelles, son soutien à une démarche engagée auprès de la Cour pénale internationale (CPI) et de la justice belge par des représentants de la société civile katangaise et d’autres organisations. Dans une déclaration, le mouvement affirme vouloir obtenir l’ouverture d’enquêtes sur des faits qu’il qualifie de crimes graves et de violations des droits humains commis au Katanga et dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo. Il accuse également le pouvoir de Félix Tshisekedi d’avoir instauré, depuis 2019, un climat de répression politique marqué par des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et un recul des libertés publiques.
Selon cette déclaration, plusieurs événements survenus entre mars 2020 et janvier 2026 dans différentes localités du Katanga, notamment à Lubumbashi, Kasumbalesa, Kimbembe, Kolwezi, Kilobelobe, Kilwa et Bukama, constituent des massacres ou des tueries de masse qui devraient faire l’objet d’enquêtes. Le Bloc katangais dénonce aussi une prétendue « dépossession économique » de la région, critiquant la gestion des ressources minières, le déclin de la Gécamines et ce qu’il présente comme une captation des richesses du Katanga au détriment des populations locales.
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Le mouvement affirme en outre que le Katanga est victime d’une marginalisation politique et sociale. Il rejette toute initiative de révision de la Constitution, estimant qu’elle renforcerait le pouvoir en place et fragiliserait davantage les institutions. Le Bloc katangais prévient que si cette réforme était maintenue, le Katanga pourrait « tirer toutes les conséquences historiques et politiques », allant jusqu’à évoquer le principe d’autodétermination. À travers cette saisine de la CPI et de la justice belge, il dit vouloir obtenir vérité et justice pour les victimes.
Charles Mapinduzi
