Réuni à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a entériné, vendredi 19 décembre, la prolongation d’une année du mandat de la Monusco. Adoptée à l’unanimité, cette décision reflète l’inquiétude persistante de la communauté internationale face à l’insécurité qui continue de fragiliser l’est de la République démocratique du Congo, marqué par des violences récurrentes et une instabilité durable.
Portée par la France, la résolution adoptée vise à redéfinir les priorités de la mission onusienne. Paris a mis en avant la nécessité de renforcer l’appui aux initiatives de paix menées conjointement avec l’Union africaine, les organisations sous-régionales et plusieurs partenaires internationaux, dont les États-Unis et le Qatar. Le texte prévoit également un rôle accru de la Monusco dans l’accompagnement des mécanismes de cessez-le-feu et dans la consolidation progressive des efforts de désescalade sur le terrain.
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Ce renouvellement intervient alors que la mission onusienne est engagée dans une phase de transition. Depuis 2023, la MONUSCO a amorcé un retrait graduel de certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à la demande des autorités congolaises. Après près de vingt ans de présence, souvent critiquée pour des résultats jugés insuffisants, la mission se retrouve aujourd’hui appelée à ajuster son action, entre maintien d’un appui sécuritaire et respect de la volonté souveraine de l’État congolais.
Cedrick Katay Kalombo
