Le député national élu de Kananga, Marcel Tshipepele, hausse le ton face à l’arrêt prolongé des travaux de réhabilitation de l’Athénée royal de Kananga, dans la province du Kasaï Central. Dans une question écrite adressée à la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, l’élu exige des explications claires sur ce dossier qu’il considère comme emblématique des lenteurs administratives.
Cette démarche intervient moins de 24 heures après l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026 à l’Assemblée nationale, traduisant la volonté du député de faire de cette question une priorité dès l’entame des travaux législatifs. Dans sa correspondance, Marcel Tshipepele dénonce la paralysie d’un chantier à l’arrêt depuis plusieurs années, sans communication officielle sur les raisons de cette interruption. Il interpelle le gouvernement sur le manque de visibilité quant à la reprise des travaux et réclame l’établissement d’un calendrier précis, assorti de mesures concrètes pour garantir la relance effective du projet.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Sur le terrain, la situation demeure préoccupante. Délocalisés depuis près de trois ans, les élèves de l’Athénée royal de Kananga poursuivent leur scolarité dans des conditions jugées précaires, loin des standards requis pour un apprentissage de qualité.Une réalité que l’élu qualifie d’« inacceptable », estimant que les délais sont largement dépassés et que l’État se doit d’intervenir sans délai pour remédier à cette situation.
Fabrice Kabamba
