RDC : Le RSD d’Ivan Ilunga rejette tout « pseudo-dialogue » et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

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Le Rassemblement Social pour la Démocratie (RSD), parti dirigé par le Dr Ivan Ilunga Ngindu, dénonce ce qu’il qualifie de « tentative de confiscation de la souveraineté » du peuple congolais.Dans une déclaration rendue publique samedi 11 juillet 2026, la formation politique accuse une frange de l’opposition ainsi que certains acteurs politiques de préparer un « complot » visant à accéder au pouvoir par cooptation, en violation des dispositions de la Constitution.

Le RSD réaffirme, par la même occasion, son soutien « indéfectible » au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qu’il présente comme le garant de la Constitution et de la souveraineté nationale. En effet, dans la même déclaration, le parti critique sévèrement une partie de l’opposition, qu’il juge « aphone, incohérente et opportuniste ».Il l’accuse de privilégier des intérêts politiques au détriment de l’intérêt général et de chercher à créer un climat de tension susceptible de favoriser un retour au pouvoir par des voies non démocratiques.

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Le RSD s’en prend également à certains prélats de l’Église catholique, qu’il accuse d’instrumentaliser la foi à des fins politiques à travers l’appel à une marche prévue le 22 juillet. Selon cette formation membre de l’Union sacrée, ces manifestations relèvent davantage de « marchés de diversion » alimentées par des « discours creux » destinés à semer le chaos dans le pays.

Par ailleurs, le parti rejette catégoriquement l’idée d’un « pseudo-dialogue », qu’il considère dépourvu de toute base légale et de toute légitimité populaire. À ses yeux, cette initiative serait portée par une « oligarchie politique » déconnectée des réalités de la population et viserait essentiellement à se partager « les dépouilles de la République ».Le RSD s’interroge également sur ce qu’il qualifie de contradiction de certains acteurs politiques qui prétendent défendre le peuple tout en remettant en cause l’expression de la souveraineté populaire garantie par l’article 5 de la Constitution.

Abordant la question institutionnelle, le parti dénonce ceux qui agitent « l’épouvantail de la balkanisation » pour s’opposer à l’option référendaire, tout en réclamant la tenue des élections générales en 2028 alors qu’une partie du territoire national demeure sous occupation. Pour le RSD, cette position traduit une forme d’hypocrisie, de double discours et la poursuite d’intérêts égoïstes dictés par des agendas étrangers.

Face à ce qu’il qualifie de « politique du pire », le RSD appelle les Congolais à faire preuve de vigilance républicaine. Il exhorte également le chef de l’État à ne céder à aucune pression politique.«Le Congo n’est pas à vendre. La souveraineté du peuple n’est pas négociable », conclut le parti, réaffirmant son attachement au respect de la Constitution et à la préservation de l’intégrité de la République.

Jérémie Ngunga Léman

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