Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, ce lundi 15 juin, la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum. Ce vote intervient quelques jours après l’adoption du même texte par l’Assemblée nationale à une large majorité. Bien que les deux chambres l’aient adopté en des termes non identiques, cette étape constitue une avancée majeure pour les promoteurs de cette initiative. Sauf imprévu, le texte devra encore franchir les dernières étapes prévues par la procédure législative avant sa promulgation par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Cette adoption est intervenue malgré les appels de plusieurs acteurs politiques qui demandaient aux sénateurs de rejeter la proposition de loi. Parmi eux figure le sénateur de l’opposition Salomon Kalonda, proche de Moïse Katumbi, qui avait adressé une lettre ouverte au chef de l’État ainsi qu’à la chambre haute. Dans sa correspondance, il estimait que l’engagement d’un processus référendaire dans le contexte actuel risquait d’accentuer les tensions politiques et sécuritaires auxquelles le pays est confronté.
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Malgré ces mises en garde, le Sénat a suivi la même orientation que l’Assemblée nationale. Les défenseurs du texte soutiennent qu’il vise uniquement à doter le pays d’un cadre légal pour l’organisation d’éventuels référendums. À l’inverse, ses détracteurs continuent d’y voir une démarche susceptible d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir en place. Avec ce vote, le débat est loin d’être clos et devrait se poursuivre dans les prochains jours sur la scène politique congolaise.
Charles Mapinduzi
