Un collectif de bourgmestres congolais a déposé, vendredi 27 juin 2025, une correspondance à la présidence de la République pour dénoncer la précarité persistante de leurs conditions de travail depuis leur nomination en 2022.
Dans ce document qualifié d’ »alerte », ces responsables de l’administration locale dressent un constat sévère de la situation. Ils affirment n’avoir jamais perçu de salaires ni de primes, déplorent l’absence de frais d’installation, et soulignent que les moyens de fonctionnement alloués à leurs entités sont quasiment inexistants.
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Autre point soulevé : la rétrocession des recettes, pourtant garantie par la loi, n’a été versée que pendant quatre mois, et de manière irrégulière, sans justification officielle. Cette situation est particulièrement alarmante dans les provinces les plus enclavées, où les ressources locales sont limitées.
Les bourgmestres affirment que, sans moyens adéquats, il leur est impossible d’exercer efficacement leurs fonctions ni de contribuer au développement local. À travers cette démarche, ils sollicitent une intervention urgente du chef de l’État pour améliorer leurs conditions et redonner sens à la décentralisation administrative.
La réaction du gouvernement est désormais attendue face à ce signal de détresse lancé par les administrateurs de proximité.
Guyvanant Misenge
