Les magistrats de la promotion dite « État de Droit », récemment nommés par le président Félix Tshisekedi, envisagent d’organiser un sit-in devant le ministère des Finances à partir du 4 juillet prochain. Environ 2 500 nouveaux magistrats, confrontés à une situation professionnelle incertaine, ont adressé une correspondance au gouverneur de la ville de Kinshasa, datée du 27 juin 2025, pour l’en informer. Une copie de cette lettre est parvenue à la rédaction de NETIC-NEWS.
Dans leur message, ils expriment leur désarroi : « Tout est au point mort, nous nous sentons abandonnés et exposés à la clochardisation », peut-on lire. Bien qu’ils aient été nommés et notifiés, ces magistrats ne perçoivent toujours aucun salaire et se retrouvent dans l’impossibilité d’exercer une autre activité professionnelle.
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L’article 65 du statut des magistrats leur interdit toute autre activité rémunérée, les plaçant ainsi dans une situation de précarité : « Étant déjà nommés et notifiés, nous nous retrouvons dans l’impasse, ne sachant même pas quel sort nous est réservé, alors que nous sommes déjà frappés par l’incompatibilité du fait de l’acquisition de la qualité de magistrat », expliquent-ils.
Par cette action de protestation, ces magistrats espèrent faire pression sur les autorités financières afin d’être rapidement alignés à la paie.
Cette situation illustre une fois de plus les difficultés de l’administration publique en République démocratique du Congo, notamment dans l’intégration effective des agents nouvellement nommés.
Guyvanant Misenge
