L’opposant Martin Fayulu a vivement réagi à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, interpellé dans la nuit du lundi au mardi 20 janvier. À ce jour, l’ancien haut responsable politique reste détenu au secret, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite par les autorités sur les motifs de son arrestation. Pour le leader de l’ECiDé, cet acte constitue une nouvelle illustration de ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du régime, qui s’en prendrait systématiquement aux voix critiques et à l’opposition politique.
Dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux, Martin Fayulu rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo encadre strictement toute arrestation. Il cite notamment les alinéas 1 et 2 de l’article 17, qui garantissent la liberté individuelle et interdisent les arrestations arbitraires, ainsi que l’article 18, qui impose que toute personne arrêtée soit immédiatement informée des raisons de son interpellation et de ses droits, dans une langue qu’elle comprend, et qu’elle puisse rapidement entrer en contact avec sa famille ou son avocat. Il souligne également que la garde à vue ne peut dépasser 48 heures, au terme desquelles la personne arrêtée doit être soit libérée, soit présentée à l’autorité judiciaire compétente.
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Pour l’opposition, ces dispositions constitutionnelles sont régulièrement violées en RDC. Martin Fayulu dénonce ainsi ce qu’il considère comme un énième enlèvement politique et appelle au respect strict de la Constitution, estimant que la protection des libertés fondamentales demeure une condition essentielle pour l’État de droit et la stabilité du pays.
Charles Mapinduzi
