La famille politique de de l’ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo rompt son silence deux mois après la disparition inexpliquée de son leader. Dans une déclaration faite ce samedi 2 juillet 2025, le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) confirme que Matata est bel et bien vivant, en sécurité, mais contraint à l’exil par les autorités en violation de l’article 30 de la Constitution. Le LGD dénonce un arrêt à motivation politique, qualifié « d’inapplicable » et « dicté par le pouvoir exécutif ».
Pour son secrétaire général Franklin Tshamala, ce verdict est l’aboutissement d’un procès entamé quatre ans plus tôt, qui aurait engendré « des pressions physiques et psychologiques », ainsi que des restrictions sévères à l’encontre de la famille de l’opposant, comme l’interdiction de voyager imposée à son épouse, le retrait du passeport de sa fille ou encore le gel de comptes bancaires de son cabinet.
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Le LGD évoqué également des accusations graves telles qu’une tentative d’empoisonnement et l’entrave à l’accès aux soins de Matata. Bien qu’à l’étranger, ce dernier reste politiquement actif. Il maintient le contact avec d’autres figures de l’opposition et apporte son appui aux revendications des confessions religieuses, notamment l’ASSEINCO et l’ESCC, qui plaident pour « une refondation du pacte politique national ». Le lieu de son exil reste, à ce stade, non divulgué.
Cedrick Katay Kalombo
