L’ancien directeur général de l’Ogefrem, Patient Sayiba Tambwe, s’est insurgé contre le paradoxe que traverse la République démocratique du Congo, à la suite d’un rapport de la Banque mondiale révélant que plus de 85 % des Congolais vivent dans la pauvreté extrême, avec moins de 3 dollars par jour. Dans un message publié sur X ce mercredi 8 octobre, l’opposant a regretté que le pays, pourtant doté d’immenses richesses naturelles, soit miné par l’incompétence, la prédation et une gouvernance défaillante qui empêchent tout véritable décollage économique.
Selon lui, cette situation dramatique n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence d’un système de gestion marqué par la peur, la résignation et la complicité passive. « Ce n’est pas notre sol qui est pauvre, mais notre système de gouvernance », a-t-il souligné, estimant que la pauvreté persistante du peuple congolais illustre l’incapacité de l’État à transformer les ressources nationales en bien-être collectif.
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Par cet appel, Patient Sayiba invite à un sursaut national pour rompre le silence et exiger des comptes aux dirigeants. Sa sortie ravive le débat sur la gestion des ressources du pays et le contraste flagrant entre l’abondance du sous-sol congolais et la précarité de la majorité de la population, au moment où le gouvernement Tshisekedi affirme faire de la lutte contre la pauvreté une priorité de son second mandat.
Gilbert Ngonga
