Face à une vague d’accusations qui circulent sur les réseaux sociaux, le ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a lors d’un briefing presse, tenu le lundi 2 juin 2025, à Kinshasa, éclairé l’opinion sur ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à jeter le discrédit sur le programme de développement des 145 territoires.
Très remonté Muyaya a cité une rumeur persistante évoquant la disparition de 502 millions de dollars dans ce programme.
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« Ce week-end, j’ai reçu plusieurs fois des vidéos sur un prétendu détournement On vous dit même qu’on a donné 511 millions et qu’on a justifié que 9 millions », a-t-il rapporté, soulignant que ce genre d’affirmation, non vérifiée, contribue à alimenter la confusion dans l’opinion publique.
Il a ensuite encouragé la vérification des faits avant toute conclusion hâtive.
« En faisant juste un peu de recul dans la forme, c’est lui qui parle derrière ces rapports. Est-ce qu’il a pris le soin, moi j’ai vérifié, de discuter avec les agences ? », a-t-il interrogé, pointant l’absence de démarche rigoureuse de certains détracteurs.
Le ministre a précisé que les projets ne sont pas directement gérés par les ministères, afin d’accélérer les procédures et éviter les blocages administratifs.
« On a confié des projets à des agences qui sont recrutées, y compris par nos partenaires internationaux », a-t-il expliqué, tout en mettant en avant une gouvernance partagée et un suivi assuré par des entités spécialisées.
Concernant la gestion des fonds, Muyaya a insisté sur la transparence du processus. Il a mentionné que des rapports d’exécution sont établis chaque trimestre.
« NUD, la cellule CFF ou les BSECO […] toutes les précautions, je dis bien toutes les précautions, sont prises au niveau du gouvernement depuis le jour 1 de ces projets jusqu’à ce jour », a-t-il déclaré.
Tout en reconnaissant l’existence de la corruption, le ministre a appelé à mesurer les efforts de lutte entrepris jusque-là par les autorités.
« Ce qui compte, c’est comment vous faites pour lutter contre la corruption et en minimiser les dégâts », a-t-il affirmé, saluant le rôle croissant des institutions étatiques dans la surveillance des finances publiques.
Enfin, Patrick Muyaya a dénoncé des attaques à connotation communautaire, évoquant une « campagne malsaine » visant certaines populations. Il a exhorté les journalistes à se joindre à l’effort de vérité.
« Je souhaite que vous, les professionnels de médias, vous faisiez le front avec nous pour détricoter tous ces mensonges et pour aller vérifier », a-t-il conclu.
Cedrick Katay Kalombo
