Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur une crise alimentaire sans précédent en République démocratique du Congo (RDC), touchant plus de 28 millions de personnes. Selon un rapport publié ce 24 mai, plus de 90 % des ménages dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont gravement affectés.
Cette situation alarmante s’explique notamment par la flambée des prix des denrées alimentaires locales, conséquence directe de l’insécurité persistante qui perturbe les routes commerciales et limite l’accès aux marchés. La production agricole dans le Nord-Kivu, pourtant un centre agricole majeur du pays, est également gravement perturbée.
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En conséquence, des millions de Congolais, principalement dans les provinces orientales Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. Le PAM précise que l’intensification des conflits armés dans ces régions a provoqué des déplacements massifs de populations, aggravant la crise humanitaire depuis le début de l’année 2025.
Le nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë dans les provinces de l’Est est passé de 6,6 à 7,9 millions, contribuant au total de 28 millions de Congolais touchés par cette crise.
Le rapport du PAM mentionne également que près de 140 000 Congolais ont fui vers les pays voisins au cours des quatre premiers mois de 2025. Parmi eux, les femmes, les enfants et les personnes âgées particulièrement vulnérables vivent souvent dans des sites de déplacement surpeuplés.
Entre janvier et mars 2025, le PAM a pu assister environ 1,1 million de personnes dans l’Est de la RDC. Toutefois, l’agence onusienne se heurte à plusieurs obstacles majeurs : l’insécurité persistante, la pénurie alimentaire, et la fermeture de l’aéroport de Goma, un hub humanitaire stratégique.
Rodriguez Kikamba
