Au lendemain de la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, le 27 juin 2025 à Washington, les réactions se multiplient au sein de la classe politique congolaise. Pour plusieurs analystes, cet accord, bien que salutaire, doit être consolidé par un dialogue interne entre Congolais.
Le président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, a salué ce rapprochement diplomatique. Toutefois, il insiste sur le fait que cet accord, qui comporte des volets commerciaux et des implications politiques, ne peut être validé sans un passage devant le Parlement.
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« Le passage de cet accord devant le Parlement n’est pas une simple formalité cosmétique, mais une exigence constitutionnelle », a-t-il affirmé le mercredi 2 juillet 2025, en référence à l’article 214, alinéa 1 de la Constitution.
Celui-ci stipule que les traités de paix, de commerce, ou ceux relatifs aux règlements de conflits internationaux doivent être ratifiés ou approuvés par une loi lorsqu’ils engagent les finances publiques, modifient les lois existantes, ou touchent à l’intégrité du territoire national.
Par ailleurs, tout en saluant les avancées sur le plan diplomatique, le CNSA réitère sa recommandation pour l’organisation d’un dialogue national inclusif. Selon Joseph Olenghankoy, il est désormais temps de favoriser une concertation entre les fils et filles du pays, afin de garantir une paix durable en RDC.
Rodriguez Kikamba
