Au terme de sa mission de bons offices visant à contribuer à restaurer la paix en République démocratique du Congo (RDC), le Parlement européen a fermement appelé la Commission européenne à suspendre tout accord bilatéral avec le Rwanda, en particulier le protocole d’accord entre l’UE et Kigali sur les minéraux critiques.
Dans un document consulté ce lundi 2 juin 2025 par la rédaction de Netic-News, la délégation parlementaire souligne qu’elle orientera ses efforts de plaidoyer, aux côtés du peuple congolais, en faveur de la suspension de cet accord.
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Dans un contexte marqué par la guerre dans la région, les parlementaires estiment que toutes les parties doivent revenir à la table des négociations de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, tel que prévu depuis 2013.
L’Union européenne est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation et la coordination des efforts en faveur d’une paix et d’une réconciliation durables dans la région, dans un esprit d’inclusion.
« La délégation du Parlement européen a appelé toutes les parties à l’accord-cadre d’Addis-Abeba à revenir à la table des négociations, comme prévu en 2013. L’UE doit jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation et la coordination des efforts existants en faveur d’une paix et d’une réconciliation durable dans la région, dans un esprit d’inclusion », peut-on lire dans le communiqué.
La délégation a également réitéré sa ferme condamnation des violences et des violations des droits humains qui se poursuivent dans l’est de la RDC, notamment l’usage de la violence sexuelle comme arme de guerre, qui cause d’immenses souffrances aux victimes, en particulier aux femmes, aux jeunes filles et aux enfants. Elle a appelé à la cessation immédiate des hostilités et à la mise en place de couloirs humanitaires pour acheminer du matériel médical, de la nourriture et des aides d’urgence aux populations dans le besoin.
« Parallèlement, nous appelons les autorités à se pencher de toute urgence sur la situation de violence sexuelle généralisée à l’égard des femmes et sur les viols collectifs de femmes dans la prison de Makala », ajoute le document.
Au cours de sa mission, la délégation a rencontré des représentants du gouvernement, des membres du parlement, des acteurs de la société civile, des représentants de la MONUSCO ainsi que des membres du monde des affaires. À Kinshasa, du 27 au 30 mai, les eurodéputés se sont entretenus avec le président Félix Tshisekedi, le président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde, le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Jacquemin Shabani, le ministre d’État chargé des Mines Kizito Pakabomba, la ministre des Affaires sociales et humanitaires Nathalie Aziza Munana, ainsi que le ministre de la Communication Patrick Muyaya.
Blanchi Lungala M
