De jeunes Congolais continuent de faire preuve de créativité et d’innovation sur toute l’étendue du territoire national. Dans la ville de Goma, l’ingénieur congolais Désiré Kabengele, formé à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), a mis au point un mini-tracteur multifonctionnel destiné à faciliter le travail des petits agriculteurs africains. Pensé pour être simple à utiliser et accessible financièrement, cet équipement peut labourer les champs, débroussailler et aider à l’entretien des surfaces agricoles. Cette invention a été développée au sein de son entreprise Desire Tech dans une logique d’industrialisation locale et de promotion du « made in Congo ».
Le jeune ingénieur ne s’arrête pas à ce projet. Il s’est déjà illustré par plusieurs autres innovations technologiques. Parmi elles, un système capable de transformer les déchets plastiques en carburant ainsi qu’un tapis de course écologique qui fonctionne sans électricité. Ces inventions montrent que la jeunesse congolaise peut proposer des solutions concrètes aux défis de l’agriculture, de l’environnement et même de la santé. Mais malgré ce potentiel, beaucoup de ces initiatives manquent encore de soutien et d’accompagnement pour être développées à grande échelle et faire rayonner la RDC dans le domaine technologique.
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Pendant ce temps, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, un autre jeune Congolais a fait parler de lui. Il s’agit de Francis Kalonji, diplômé d’État en mécanique, qui a présenté ce vendredi 6 mars 2026, au ministre de la Recherche scientifique José Mpanda, un prototype de fusée propulsée par de l’eau et de l’air comprimé. Lors de la démonstration, l’engin a été lancé devant plusieurs spectateurs.
Même si la fusée est retombée de manière incontrôlée après le décollage, l’initiative a été saluée par le ministre, qui a promis d’intégrer le jeune inventeur au Centre national de télédétection. Comme le diraient nombreux observateurs, ces initiatives sont la preuve du génie et de la créativité de la jeunesse congolaise, mais aussi la nécessité pour l’État d’investir davantage dans la recherche scientifique et l’innovation pour booster le savoir-faire des Congolais.
Charles Mapinduzi
