La question de la réforme constitutionnelle continue d’animer le débat public en République démocratique du Congo. À travers la campagne nationale baptisée « La parole au peuple », la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) et la Coalition de la Société Civile Laïque ont lancé, lundi 29 juin à Kinshasa, un appel en faveur d’une large consultation populaire sur l’avenir de la Constitution. Devant les représentants de 51 organisations membres de la coalition, les initiateurs de cette démarche ont insisté sur la nécessité d’informer les citoyens et de favoriser un débat inclusif afin de dégager un consensus national sur cette question sensible.
Prenant la parole au cours de la conférence de presse, Jonas Tshombela, coordonnateur national de la NSCC, a estimé que les divergences d’opinions autour de la révision ou du changement de la Constitution ne devraient pas être une source de division.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
« Le débat autour du changement de la Constitution déchire la population. Il faut alors édifier les citoyens, les informer sur les tenants et les aboutissants du changement ou de la révision de la Constitution », a-t-il déclaré.
Selon lui, le peuple congolais, en sa qualité de détenteur de la souveraineté nationale, doit être consulté par voie référendaire afin de trancher démocratiquement cette question.
« Il faut retourner la parole au peuple, consulter ce dernier qui est l’arbitre central, souverain, afin qu’il puisse trancher cette question », a-t-il soutenu, ajoutant que priver les citoyens de ce droit constituerait un danger pour la démocratie.
Dans leur communiqué final, les organisations membres de la Coalition de la Société Civile Laïque ont réaffirmé que toute réforme éventuelle de la Constitution doit découler de la volonté souveraine du peuple congolais. Elles ont également rejeté toute tentative de confiscation du débat par des acteurs politiques, institutionnels ou religieux, tout en appelant les citoyens à participer activement aux discussions en cours. Pour Jonas Tshombela, la réflexion sur la Constitution doit contribuer à renforcer l’unité nationale et à prévenir les risques de fragmentation du pays.
« La refondation de l’État doit passer par le changement de la Constitution, c’est le peuple qui a le dernier mot », a-t-il conclu, réaffirmant l’engagement de la coalition à accompagner des actions citoyennes pacifiques à travers le pays.
Fulgence Mavula
