Alors que la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé, samedi 8 novembre 2025, une reprise des hostilités dans plusieurs zones de l’Est du pays. Dans un communiqué signé par le Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, porte-parole de l’armée, Kinshasa accuse la coalition rebelle AFC/M23, soutenue selon elle par le Rwanda, d’avoir intensifié ses attaques malgré les démarches diplomatiques menées notamment par les États-Unis et le Qatar pour instaurer une trêve durable.
Selon les informations livrées par l’armée congolaise, de violents affrontements ont éclaté au cours des dernières 72 heures dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. Des combats ont été signalés sur les axes Walungu-Shabunda et Walungu-Mwenga, mais aussi dans les localités de Kasopo et Kajinga, en territoire de Masisi. Les FARDC affirment avoir repoussé plusieurs offensives rebelles, notamment une tentative d’occupation du mont Irimwi près de Bunyatenge, tout en maintenant leur dispositif de défense pour protéger les civils.
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Sur le terrain, les conséquences humanitaires s’aggravent à mesure que les combats se rapprochent des zones habitées. Des milliers de familles ont été contraintes de fuir leurs villages, souvent sans assistance, alertent les organisations humanitaires et la société civile. Face à cette nouvelle flambée de violence, l’armée congolaise dit rester ouverte au dialogue mais prévient qu’elle répondra à toute provocation visant à compromettre la souveraineté du pays.
Cedrick Katay Kalombo
