Une correspondance anonyme adressée à plusieurs autorités françaises et européennes fait état de soupçons graves de trafic de visas et d’organisation d’immigration clandestine impliquant des acteurs culturels congolais, des agents consulaires et des structures administratives.
Dans ce document daté du 21 décembre 2025, transmis notamment au parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) en France, les auteurs évoquent l’existence d’un réseau présumé de facilitation de visas Schengen, qui serait lié à l’organisation de concerts d’artistes congolais en Europe, dont celui tenu le 2 mai 2026 au Stade de France.
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Le courrier met en cause nommément l’artiste Fally Ipupa, ainsi que des « complices » au sein du ministère congolais de la Culture et certains agents du centre de traitement des visas Schengen à Kinshasa. Les auteurs affirment que des individus non artistes auraient obtenu des visas en se faisant passer pour membres de délégations culturelles.
Selon cette source anonyme, des sommes comprises entre 9 000 et 15 000 dollars américains auraient été versées pour faciliter l’obtention de visas, avec des risques d’installation irrégulière en Europe pour certains bénéficiaires.
Le document évoque également l’octroi supposé de visas de longue durée (3 à 5 ans) à des personnes ne présentant pas, selon ses auteurs, de garanties suffisantes de retour.
Le concert du Stade de France au cœur des allégations
Le concert du 2 mai 2026 au Stade de France est présenté dans cette correspondance comme un élément central du dispositif présumé. Les auteurs avancent que cet événement aurait servi de cadre à la constitution de dossiers de demande de visas pour des personnes n’ayant pas de lien réel avec l’activité artistique.
Ils affirment également que plusieurs centaines de visas pourraient avoir été concernés.
Appel à une enquête officielle
Dans leur lettre, les auteurs sollicitent l’ouverture d’une enquête “approfondie, indépendante et impartiale” par les autorités françaises compétentes, notamment la police aux frontières et les services judiciaires spécialisés.
À ce stade, aucune réaction officielle de l’artiste Fally Ipupa, du ministère congolais de la Culture ou des services consulaires concernés n’a été enregistrée. Aucune enquête publique confirmée n’a non plus été annoncée par les autorités françaises.
Gilbert Ngonga
