L’opposant politique Delly Sesanga a salué la déclaration de l’Église du Christ au Congo (ECC), qui a récemment rappelé les principes fondamentaux encadrant toute réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Selon lui, toute initiative de révision de la Constitution doit impérativement respecter les dispositions des articles 5, 218, 219 et 220, conformément à l’esprit et à la lettre de la loi fondamentale.
Dans sa réaction publiée sur son X(anciennement appelé Twitter), Delly Sesanga a souligné que cette position rejoint celle qu’il défend depuis plusieurs années. Il a estimé que toute réforme institutionnelle majeure doit être précédée d’un large dialogue national et d’un consensus entre les différentes composantes de la société congolaise, afin de préserver la stabilité politique et l’unité du pays.
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L’opposant a également rappelé que le contexte actuel est marqué par une grave crise sécuritaire dans l’est du pays.
« Alors que des millions de Congolais vivent sous la menace des groupes armés, que de nombreuses familles sont déplacées et que plusieurs territoires demeurent sous occupation », a-t-ilréagi.
Toutefois, il considère que les priorités nationales doivent être orientées vers le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’État.
Pour l’opposant, l’urgence est aujourd’hui la réunification du territoire national, la protection des populations et le renforcement de l’État de droit. Il estime que le peuple congolais attend avant tout des réponses concrètes en matière de sécurité, de paix et d’espérance, plutôt qu’un processus de révision constitutionnelle qui risquerait d’accentuer les tensions dans un contexte déjà fragile.
Jérémie Ngunga Léman
