L’opposant congolais et président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, est monté au créneau, ce vendredi 27 mars 2026, à travers une publication sur X, pour dénoncer des manœuvres qu’il juge contraires à l’ordre démocratique. Dans un contexte politique marqué par des débats autour de la Constitution, il met en garde contre toute tentative de remise en cause de la loi fondamentale.
Dans son message, l’ancien gouverneur du Katanga insiste sur le respect du serment présidentiel et rappelle les principes qui encadrent l’exercice du pouvoir. « En accédant au pouvoir, on prête serment de respecter la Constitution. À l’approche de la fin, certains cherchent à la contourner, voire à la défaire pour s’y maintenir. Or, il y a un temps pour tout : un temps pour servir le peuple, et un temps pour lui rendre le pouvoir qu’il vous a confié », a-t-il déclaré, dénonçant implicitement toute volonté de prolongation illégitime du pouvoir.
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S’appuyant sur les dispositions constitutionnelles, Moïse Katumbi évoque également la responsabilité citoyenne face aux violations de la loi fondamentale. « L’article 64 de notre Constitution ne reconnaît pas seulement à chaque Congolais le droit de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale, il lui en fait un devoir. Je l’exerce. Je l’assume », a-t-il affirmé, avant de conclure sur une note ferme : « Je l’ai toujours dit, et je le redis avec force : s’en prendre à la Constitution, c’est s’en prendre au peuple. Et le peuple congolais ne se laissera pas faire ».
Cedrick Katay Kalombo
