Le bourgmestre de la commune de Selembao, Mathias Womumu Yanyi, a annoncé qu’une fille non identifiée a été violée par onze kuluna dans la nuit du 19 octobre 2024. Les faits se sont déroulés dans la commune voisine de Ngaliema, où ces malfaiteurs ont fait irruption et ont agressé la victime.
Un des violeurs a été arrêté et est actuellement détenu à la maison communale de Selembao, tandis que les dix autres suspects sont activement recherchés par les services de sécurité de la municipalité, où le banditisme urbain est devenu un problème majeur.
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La victime, dont l’âge n’a pas été précisé, a été droguée avant d’être brutalement violée. Elle reçoit actuellement des soins appropriés à l’hôpital, où elle est traitée pour des blessures, notamment une coupure au nez causée par une machette, a déclaré le bourgmestre.
Il est à noter que le kuluna détenu est un individu connu de la population. Récemment condamné à trois ans de prison ferme, il purgeait sa peine au Centre pénitentiaire de rééducation de Makala (CPRK) avant d’être libéré dans le cadre des mesures de désengorgement des prisons initiées par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba. Cette mesure suscite de vives critiques parmi la population, qui s’inquiète de la libération de criminels au lieu de les voir purger leurs peines.
Par ailleurs, le bourgmestre Womumu a également annoncé l’arrestation de dix-huit autres kuluna, responsables de désolation et de violence dans la société. Ces individus attendent leur transfert vers le Tribunal de grande instance de Kalamu, où le procureur et ses services se préparent à les accueillir.
Cette situation relance le débat sur la détention et le transfert des détenus. Il est essentiel de disposer de maisons de détention conformes aux normes internationales, où les personnes peuvent être gardées et entendues avant d’être relâchées ou transférées vers des établissements pénitentiaires.
À Kinshasa, les médias rapportent quotidiennement des arrestations de kuluna, mais le véritable problème demeure le manque d’infrastructures adéquates pour leur hébergement. De nombreuses prisons sont saturées, rendant le désengorgement des établissements pénitentiaires d’autant plus urgent.
Rodriguez Kikamba
