Le bilan des tensions sur l’axe Kalole-Masanganjia, dans le territoire de Shabunda (Sud-Kivu), s’est alourdi à deux décès ce jeudi 05 mars 2026. Ces affrontements, qui opposent deux factions rivales de milices « Wazalendo », ont plongé la région dans une crise sécuritaire et humanitaire profonde. Dans une alerte, le député national Placide Wenda dénonçait non seulement les pertes en vies humaines, mais aussi une campagne de terreur caractérisée par des mutilations barbares — oreilles coupées, yeux crevés — et des tortures infligées aux populations civiles.
Le conflit, initialement lié à une lutte de leadership pour le contrôle de la coordination locale, a dégénéré en une traque contre les habitants. L’élu national rapporte que la majorité des hommes ont fui vers la forêt pour échapper aux exactions, tandis que les activités scolaires sont totalement paralysées depuis plus de dix jours. Les factions en conflit utilisent le prétexte d’allégeances ennemies pour légitimer des pillages et sécuriser l’accès aux zones minières stratégiques de ce territoire enclavé du Sud-Kivu.
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Face à l’inefficacité des dispositifs actuels, Placide Wenda interpelle le gouvernement central pour le déploiement immédiat d’unités régulières de l’armée ou de la police. Cette situation contredit frontalement les récentes directives du Président Félix Tshisekedi, qui a instruit le gouvernement de ne plus tolérer de zones de non-droit, même sous couvert de mouvements de résistance. Pour l’élu de Shabunda, la restauration de l’autorité de l’État est l’unique rempart contre ces crimes qui s’apparentent désormais à des crimes contre l’humanité.
Guyvenant Misenge
