L’armée burundaise dément catégoriquement les accusations relayées sur les réseaux sociaux, selon lesquelles elle imposerait un blocus total à la population civile, à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu. Dans un communiqué publié, ce jeudi 27 novembre 2025, la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB), annonce qu’il n’y a aucun de ses militaires dans la localité de Minembwe jusqu’à l’heure actuelle.
Dans son communiqué, la FDNB pointe du doigt une coalition de groupes armés dont Red Tabara, FNL Nzabampema, AFC-Twirwaneho, M23 et autres, qu’elle accuse d’occuper Minembwe et de prendre en otage la population civile. Selon l’armée burundaise, ces groupes utiliseraient les habitants comme bouclier humain, lors d’attaques contre les positions tenues par les FARDC ou par ses propres troupes stationnées dans la région. Elle estime que les civils, pris en otage, n’osent pas dénoncer ces faits de peur d’être exécutés sauvagement, dans un contexte dépourvu de tout signe du respect des droits de l’homme et du Droit international humanitaire.
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Signalons que plusieurs propos et commentaires variés, incriminent les opérations de l’armée ougandaise au Sud-Kivu, où des unités burundaises sont effectivement engagées dans la lutte contre certains groupes armés. Cependant, des sources locales estiment qu’il est particulièrement difficile pour les observateurs indépendants de vérifier de manière autonome ses affirmations, suite à la multiplicité de groupes armés, dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, qui demeurent l’une des zones les plus instables de l’Est de la RDC.
Blanchi Lungala M
