Les activités scolaires sont paralysées depuis plus de trois semaines dans le territoire de Nyunzu, au centre de la province du Tanganyika. Les enseignants des écoles publiques ont durci leur mouvement de grève pour réclamer le paiement de leurs salaires des mois d’août, septembre et octobre, qu’ils n’ont toujours pas perçus auprès d’une banque commerciale. Selon Serge Kafita, syndicaliste des écoles non conventionnées, les grévistes attendent l’arrivée d’une délégation des autorités provinciales de Kalemie afin de trouver une issue à cette crise.
« Les cours n’ont pas encore repris à Nyunzu centre, sauf dans les écoles privées. La banque chargée de la paie se trouve à Kalemie, et pour la contacter, nous devons passer par les autorités politico-administratives et scolaires du Tanganyika », a expliqué Serge Kafita. Cette situation, selon lui, illustre le désintérêt croissant des autorités pour les conditions de vie des enseignants, particulièrement dans les zones enclavées.
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Les cas d’impaiement récurrents du personnel enseignant ne concernent pas uniquement le Tanganyika ; ils sont devenus monnaie courante dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Pendant que les enseignants des grandes villes comme Kinshasa sont souvent régularisés plus rapidement, ceux des milieux ruraux, tels que Nyunzu, continuent de travailler dans la précarité et l’incertitude salariale.
Rodriguez Kikamba
