La situation humanitaire devient de plus en plus alarmante à la prison centrale de Tshikapa, dans la province du Kasaï. Faute de subventions du gouvernement central pour les deuxième et troisième trimestres, les conditions de vie des détenus se sont fortement dégradées. La pénurie de vivres et de moyens de fonctionnement plonge l’établissement dans une crise profonde.
Le directeur de la prison, Jean Pierre Bopia Kapanga, qui s’est exprimé ce mercredi sur la radio Top Congo FM, ne cache pas son inquiétude. Selon lui, les pensionnaires peinent à se nourrir correctement et vivent dans une promiscuité extrême.« Les détenus survivent dans des conditions indignes », alerte-t-il, appelant les autorités compétentes à agir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire.
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Construite à l’époque coloniale pour servir au triage du diamant, la prison centrale de Tshikapa n’était nullement destinée à accueillir un grand nombre de détenus. Pourtant, elle héberge aujourd’hui plus de 300 pensionnaires, largement au-delà de sa capacité initiale, ce qui accentue les risques sanitaires et sécuritaires.
Face à cette situation critique, le directeur de l’établissement lance un appel pressant au gouvernement central ainsi qu’aux organisations humanitaires. Une intervention urgente est nécessaire pour améliorer les conditions de détention, assurer l’alimentation des prisonniers et préserver la dignité humaine au sein de cette maison carcérale en détresse.
Jérémie Ngunga Léman
