Les Forces démocratiques alliées (ADF) demeurent très actives dans l’est de la République démocratique du Congo malgré les opérations militaires conjointes menées depuis plusieurs années par les FARDC et l’UPDF. Dans son rapport publié en juin, le Groupe d’experts des Nations Unies indique que ce groupe armé est responsable de plus de 1 000 victimes civiles en 2025. Les experts dénoncent la poursuite des massacres, des enlèvements et des violences sexuelles contre les populations, tout en soulignant que les ADF figurent désormais parmi les affiliés les plus meurtriers de l’organisation État islamique (Daech).
Selon le rapport, les ADF ont adapté leur stratégie pour résister à la pression militaire. Toujours présents dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, ainsi qu’à Irumu et Mambasa, en Ituri, les combattants cherchent désormais à étendre leur influence vers l’est de la Tshopo. Les experts précisent qu’ils changent régulièrement de position afin d’échapper aux opérations militaires et de poursuivre leurs attaques contre les civils.
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Le document révèle également que les ADF consolident leurs ressources financières dans les zones sous leur influence. Outre les pillages et les enlèvements contre rançon, le groupe impose des taxes aux habitants, notamment aux producteurs de cacao et aux usagers de certains axes routiers. Pour le Groupe d’experts des Nations Unies, cette stratégie renforce les capacités opérationnelles du mouvement, considéré comme l’un des groupes armés les plus violents et les plus meurtriers de l’est de la RDC.
Charles Mapinduzi
