Il ne reste plus que 38 jours avant la clôture de la session ordinaire de septembre 2025. Une session qui, au lieu de se concentrer sur l’examen et le vote de la loi de finances 2026, s’est largement consacrée à des questions accessoires.
Depuis la rentrée parlementaire de juillet dernier, l’Assemblée nationale a été secouée par des soubresauts internes : cinq membres du bureau étaient visés par des motions de déchéance, lesquelles ont fini par emporter le speaker et le rapporteur adjoint, contraints à la démission.
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Cette crise, qui ne dit pas son nom, a profondément paralysé l’institution parlementaire. Le temps précieux de la session ordinaire n’a pas été mis à profit pour examiner des matières essentielles à la vie de la nation. L’enjeu politique a pris le dessus sur les intérêts institutionnels.
Conséquence : à quelque 38 jours de la fin de la session, il devient mathématiquement difficile pour le Parlement congolais de consacrer le temps nécessaire à un examen sérieux de la loi de finances 2026.
En effet, le budget 2026 appelle à des réajustements pour l’aligner au taux du jour, sans compter les modifications que pourrait susciter le débat budgétaire une fois que les experts y auront apporté leur analyse.
En réalité, le temps fera défaut aux élus pour mener un travail de fond dans les deux chambres et transmettre le projet au Président de la République pour promulgation.
Ce scénario ouvre presque inévitablement la voie à la convocation d’une session extraordinaire, laquelle engendrerait des dépenses supplémentaires pour le Trésor public — à un moment où le pays recherche des moyens pour renforcer les FARDC face à l’agression dont il est victime dans sa partie orientale.
Il faut également rappeler que la guerre numérique que nous impose l’ennemi exige d’importants moyens pour acquérir des armes de nouvelle génération et permettre à nos forces armées de combattre à armes égales, dans l’espoir de venir à bout de cette agression.
Gauthier Sey
