Assemblée nationale : le député Obedi Nyamangyoku plaide pour l’amendement du texte du chant patriotique

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« L’homme est le fruit de ses déclarations, car la Bible dit : « Tout est au pouvoir de la langue. » »

C’est par cette citation que le député national Obedi Nyamangyoku, élu de Fizi dans la province du Sud-Kivu, a introduit sa motion d’information à l’Assemblée nationale. Dans son intervention, l’élu a fait observer à la représentation nationale que le texte de l’hymne national de la République démocratique du Congo est désormais suranné.

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Rappelons que le chant patriotique « Debout Congolais », écrit par le révérend père Gabin Sailly Simon-Pierre Boka, composé par Joseph Lutumba, et adopté en 1960, l’année de l’indépendance du pays, est, selon lui, trop tourné vers le futur.

L’élu de Fizi a ainsi déclaré devant ses collègues :

« Les honorables députés et l’ensemble du peuple congolais déclarent des choses qui font que notre pays demeure dans une certaine léthargie. Il s’agit des réalités que nous confessons dans notre hymne national. Dans cet hymne, nous critiquons ceux qui gouvernent, mais lorsque c’est notre tour, nous reproduisons les mêmes comportements. Nous nous comportons comme des mercenaires. Ce sont les paroles mêmes de ce chant patriotique qui influencent notre manière d’agir. »

Poursuivant son argumentation, le député a relevé :

« Il y a trois verbes que nous conjuguons toujours au futur : ‘nous bâtirons un pays’, ‘nous peuplerons’ et ‘nous assurerons ta grandeur’. Depuis l’indépendance, ces verbes n’ont jamais changé. Or, ces réalités doivent être exprimées au présent, car nous devons bâtir, peupler et assurer dès maintenant la grandeur de notre pays. »

Pour Obedi Nyamangyoku, ces verbes méritent donc d’être conjugués au présent de l’indicatif afin de mieux refléter la réalité actuelle et de renforcer le sentiment d’action immédiate.

Enfin, l’élu de Fizi a attiré l’attention de l’Assemblée sur certaines maladresses grammaticales dans le texte, notamment dans le passage :

« Citoyens, entonnez l’hymne sacré de votre solidarité. »

Selon lui, l’adjectif possessif « votre » devrait être remplacé par « notre », afin de renforcer l’unité nationale :

« Il serait plus inclusif et patriotique de dire ‘notre solidarité’, plutôt que ‘votre solidarité’. »

St Augustin K.

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