Accueil Blog Page 105

Éducation nationale : 700 000 agents recensés dans le fichier de paie en RDC

Lors de la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres ténue vendredi 3 avril, le gouvernement de la République démocratique du Congo a été informé de l’assainissement du fichier de paie du secteur de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, ainsi que de la sécurisation du paiement de la prime de gratuité, a annoncé la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale.

« La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, a informé le Conseil de l’état d’avancement et de l’assainissement du fichier de paie du secteur EDUC-NC et de la sécurisation du paiement de la prime de gratuité. Il en ressort que le poids du fichier est de 700 000 agents. Il n’en reste pas moins que 249 agents ont été payés en 2026, dont 624 081 enseignants, 11 697 au maternel, 378 017 au primaire, 234 367 au secondaire et 618 administratifs », a précisé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias.

Cette avancée témoigne des efforts du gouvernement pour garantir la régularité des paiements dans le secteur éducatif et sécuriser les primes liées à la gratuité scolaire, un enjeu majeur pour la stabilité et la motivation des enseignants à travers le pays.

Fulgence Mavula

Lutte contre la corruption : La RDC et le Royaume-Uni envisagent des actions conjointes

Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé ce vendredi 3 avril à Kinshasa avec l’ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, Alyson King, sur les perspectives de coopération bilatérale dans le domaine judiciaire. La rencontre, tenue en présence de Me Sir Ian Forrester, ancien magistrat à la Cour européenne de Justice, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux pays.

Au cœur des discussions figuraient plusieurs enjeux majeurs, notamment la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la réduction des contentieux internationaux impliquant la RDC. Les deux parties ont également évoqué la nécessité de renforcer les capacités des acteurs judiciaires congolais à travers des programmes de formation destinés aux magistrats et avocats.

Appréciant les propositions britanniques, le ministre Guillaume Ngefa s’est dit ouvert à une coopération plus structurée et orientée vers des résultats concrets. De son côté, la diplomate britannique a salué une volonté politique jugée favorable à des avancées significatives, tout en réaffirmant l’engagement du Royaume-Uni aux côtés de la RDC, notamment dans les opérations de maintien de la paix à travers la Monusco.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Félix Tshisekedi appelle à une mobilisation nationale pour accueillir les Léopards qualifiés au Mondial 2026

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a invité les Congolais à se mobiliser massivement pour réserver un accueil exceptionnel aux Léopards à leur retour à Kinshasa. Cette initiative fait suite à la qualification de l’équipe nationale pour la Coupe du monde 2026, un exploit historique obtenu face à la Jamaïque, mettant fin à 52 ans d’attente.

L’appel du chef de l’État a été relayé ce vendredi 3 avril par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors du compte rendu de la 85e réunion du Conseil des ministres présidée par la Première ministre Judith Suminwa. Le président a adressé ses félicitations aux joueurs, au staff technique et à l’ensemble de l’encadrement pour leur engagement et leur discipline, saluant une performance qualifiée de moment fort pour le sport congolais.

Selon le porte-parole du gouvernement, cette qualification dépasse le simple cadre sportif et constitue un symbole de fierté nationale. Les autorités souhaitent ainsi transformer le retour des Léopards en une grande célébration populaire, à la hauteur de l’exploit réalisé par les joueurs, désormais considérés comme des ambassadeurs de l’unité et du prestige du pays.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Kinshasa en discussions avec Washington sur l’accueil de migrants expulsés des États-Unis

La République démocratique du Congo (RDC) est engagée dans des discussions avec les États-Unis autour d’un dossier sensible lié à l’accueil de migrants expulsés du territoire américain. Selon des informations rapportées par Jeune Afrique ce vendredi 3 avril, ces échanges se tiennent depuis près d’un an dans le cadre d’un partenariat plus large entre Kinshasa et Washington, portant notamment sur la sécurité dans l’est du pays et les investissements économiques, en particulier dans le secteur minier. En parallèle de cette coopération officielle, un volet plus discret concerne la possibilité pour la RDC d’accueillir des personnes renvoyées des États-Unis dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière.

D’après plusieurs sources gouvernementales congolaises, les autorités américaines ont déjà transmis une proposition formelle, actuellement à l’étude au niveau de l’exécutif. Deux ministres congolais ont confirmé l’existence de cette offre, précisant qu’elle s’inscrit dans la politique migratoire de Washington. Les discussions seraient en bonne voie et pourraient aboutir à la signature d’un mémorandum d’entente. Toutefois, plusieurs zones d’ombre subsistent, notamment concernant le nombre de migrants concernés, leur nationalité ainsi que les conditions concrètes de leur accueil. Du côté américain, le Département d’État reste discret, tout en rappelant que la lutte contre l’immigration irrégulière constitue une priorité pour l’administration en place.

Ce type d’accord n’est pas inédit sur le continent africain. Des pays comme le Rwanda ou l’Ouganda ont déjà accepté d’accueillir des migrants expulsés par les États-Unis, souvent dans le cadre d’arrangements assortis d’appuis financiers. Un rapport du Sénat américain évoque plus de 40 millions de dollars dépensés entre 2025 et 2026 pour ce type d’opérations. Si la RDC venait à s’engager dans cette voie, une telle décision pourrait renforcer ses relations avec Washington, mais elle risquerait également de susciter un débat interne sur les enjeux humains, politiques et économiques qu’elle implique, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et une sensibilité accrue autour des questions de souveraineté nationale.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Daniel Bumba inspecte le chantier de la “China City”

Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a effectué ce vendredi 3 avril une visite d’inspection sur le chantier de la Cité de Chine (« China City »), situé le long du boulevard Sendwe. Cette descente visait à apprécier l’état d’avancement des travaux et à s’assurer du respect des normes urbanistiques et environnementales dans la réalisation de ce projet d’envergure.

Issu de la coopération sino-congolaise, ce complexe multifonctionnel s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la capitale. Développé sur 15 000 m² pour une surface construite estimée à 380 000 m², il ambitionne de devenir un pôle majeur d’activités commerciales et logistiques, avec une capacité d’accueil journalière d’environ 80 000 personnes. Le gouverneur a insisté sur la nécessité d’intégrer des solutions modernes de gestion des déchets et des parkings adaptés afin de prévenir la congestion dans cette zone stratégique.

Sur le plan socio-économique, Daniel Bumba a rappelé l’importance de garantir un accès équitable à l’emploi pour les Kinois. Le projet devrait générer près de 5 000 emplois directs et 20 000 indirects, dont 1 000 déjà créés lors de la première phase. Accompagné du PDG d’African Sunrise, Huang Yuequan, et des ministres provinciaux concernés, il a présenté cette infrastructure comme un symbole de la vision de modernisation portée par le président Félix Tshisekedi.

Fulgence Mavula

Lubumbashi : Trois policiers de la PCR arrêtés pour extorsion sur la route

Trois agents de la Police de circulation routière (PCR) ont été interpellés ce vendredi 3 avril à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, à la suite d’accusations de tracasseries routières portées contre eux. Leur arrestation intervient après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo les montrant en situation présumée de négociation illégale avec un usager de la route.

Dans cette séquence devenue virale, les policiers sont soupçonnés d’avoir tenté d’extorquer de l’argent à un conducteur, évoquant des montants pouvant atteindre plusieurs centaines de dollars. Ces images ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique, relançant le débat sur les pratiques de certains éléments de la police sur la voie publique.

Face à cette situation, les autorités provinciales de la Police nationale congolaise (PNC/Haut-Katanga) ont réagi rapidement. Les agents mis en cause ont été arrêtés et présentés à la hiérarchie, sur instruction du commissaire provincial Blaise Kilimbalimba, qui a exigé que les suspects soient traduits devant les instances compétentes pour répondre de leurs actes.

Cedrick Katay Kalombo

Discours officiel à la RTEDUC : Guy Shungu suspendu pour avoir cité Joseph Kabila au lieu de Félix Tshisekedi

À Kinshasa, une bourde lors d’une cérémonie officielle a entraîné des conséquences immédiates au sein de la Radio Télévision de l’Éducation. Le Directeur Chef de Service, Guy Shungu, a été suspendu, après avoir commis une erreur jeudi 2 avril dans son discours lors de l’inauguration du nouveau studio de la RTEDUC, en citant le nom de l’ancien président Joseph Kabila à la place de celui du Chef de l’État en exercice, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

L’incident s’est produit devant plusieurs autorités politico-administratives présentes à l’événement, dont la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, ainsi que le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. Selon des sources proches de l’organisation, cette confusion a été perçue comme une faute grave au regard des exigences protocolaires en vigueur lors des cérémonies officielles.

La réaction des services de sécurité ne s’est pas fait attendre, traduisant le niveau de sensibilité accordé à ce type d’erreur dans un contexte institutionnel. La suspension de Guy Shungu intervient ainsi comme une mesure disciplinaire immédiate, en attendant d’éventuelles décisions supplémentaires sur son cas.

 

Fulgence Mavula

Kinshasa : le Dr David Balanganay écope de deux mois avec sursis pour coups et blessures simples

Le docteur David Balanganay a été condamné vendredi 3 avril à deux mois de prison avec sursis pour coups et blessures simples sur Mme Dorcas Moya. La décision a été rendue par le tribunal de grande instance de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans son verdict, le président du tribunal a précisé : « Par ce motif, le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l’égard de toutes les parties, dit non établies en fait et en droit les infractions de torture et d’enregistrement des images et, par conséquent, l’en acquitte et le rend libre de toute poursuite. Le condamne à deux mois de servitude pénale avec sursis pour coups et blessures simples. »

Cette décision met un terme aux accusations les plus graves, tout en sanctionnant le médecin pour les violences physiques infligées à la victime.

Fulgence Mavula

Joseph Kabila, M23 et Kagame : La riposte musclée de Patrick Muyaya

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a vivement réagi aux récentes déclarations du président rwandais Paul Kagame concernant de supposés liens entre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila et la rébellion du M23/AFC.

Dans une sortie publique sur son compte X ce vendredi 3 avril, le ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de tentative de manipulation de l’opinion, estimant que ces propos s’inscrivent dans une stratégie de communication visant à brouiller les responsabilités dans la crise sécuritaire persistante à l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon Patrick Muyaya, ces allégations relèveraient d’un récit politique destiné à détourner l’attention des faits établis sur le terrain, alors que Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutien aux groupes armés actifs dans l’Est du pays. Le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que les positions officielles de la RDC reposent sur des éléments déjà documentés par plusieurs rapports internationaux, rejetant ainsi toute tentative de réécriture des responsabilités dans le conflit.

Cedrick Katay Kalombo

Assemblée nationale : Guillaume Ngefa s’explique sur le non-paiement des primes des juges consulaires

Le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, était devant l’Assemblée nationale, jeudi 02 avril, pour répondre devant l’Assemblée nationale, pour répondre à une question orale avec débat lui adressée sur la situation des juges consulaires et le non-paiement de leurs primes.

Le ministre Ngefa a réitéré la garantie des droits des juges consulaires et la tenue régulière des audiences, conditions essentielles pour une justice commerciale crédible.
Il a rappelé que ces juridictions, créées en 2001, ne sont opérationnelles que dans 9 provinces sur 26, les autres étant couvertes par les tribunaux de grande instance. Leur composition mixte magistrats de carrière et juges issus du monde des affaires demeure un atout majeur pour des décisions à la fois juridiquement solides et économiquement éclairées.

Le ministre de la justice a également renseigné que l’indisponibilité des juges consulaires affecte directement la célérité et la crédibilité des décisions commerciales, avec un impact réel sur le climat des affaires.

« J’ai engagé des démarches avec mes collègues du Budget et des Finances pour finaliser l’arrêté interministériel Justice–Budget, dont la signature est imminente, et mettre en place un comité de suivi. En attendant l’alignement budgétaire dans le rectificatif ou en 2027, j’ai plaidé pour une prise en charge ad hoc des juges consulaires », note-t-il.

Bienvenu Musoy