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RDC : Norbert Basengezi Katintima élu deuxième vice-président du Sénat

L’Union sacrée de la Nation consolide sa mainmise sur le bureau du Sénat avec l’élection de Norbert Basengezi Katintima au poste de deuxième vice-président, intervenue ce vendredi 3 avril. Seul en lice après une série de retraits au sein de sa famille politique, il a été largement plébiscité en plénière, recueillant 87 voix pour, contre 5 voix défavorables et 3 bulletins nuls, selon les résultats proclamés par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde.

Ancien cadre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et sénateur élu du Sud-Kivu, Norbert Basengezi a été désigné par l’Union sacrée pour succéder à Modeste Bahati Lukwebo, également originaire de cette province. Son investiture s’inscrit dans un processus interne marqué par l’arbitrage de l’autorité morale de la plateforme, le président Félix Tshisekedi. Initialement, plusieurs candidatures avaient été enregistrées, notamment celles de Mariane Bakiele et de Françoise Bemba Ndokwa. Mais la première s’est retirée à la veille du scrutin pour se conformer au choix de la majorité, tandis que la seconde a vu sa candidature retirée par le Mouvement de libération du Congo (MLC), réduisant ainsi la compétition à un candidat unique.

Cette élection intervient dans un contexte institutionnel particulier, consécutif à la démission de Modeste Bahati Lukwebo, entérinée par le Sénat le 21 mars dernier. Cette démission faisait suite à une pétition déposée quelques jours plus tôt pour « incompétence », ayant conduit à la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner le dossier. Dans son rapport, cette commission avait conclu à la clôture de ses travaux après la prise d’acte de la démission, rendant sans objet la poursuite de la procédure. La voie était ainsi dégagée pour l’élection d’un nouveau deuxième vice-président.

Fulgence Mavula

Mondial 2026 : Sébastien Desabre fixe l’objectif des huitièmes de finale pour la RDC

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Les ambitions des Léopards de la République démocratique du Congo sont élevées pour la prochaine édition de la Coupe du Monde, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Invité le jeudi 2 avril 2026 dans l’émission « Radio Foot Internationale » diffusée sur RFI, le sélectionneur national, Sébastien Desabre, a clairement affiché les objectifs de son équipe pour cette campagne mondiale. Pour le technicien français, la priorité est de franchir la phase de groupes et d’atteindre les huitièmes de finale.

« L’objectif, c’est de passer la première étape, c’est-à-dire se qualifier pour les huitièmes de finale. On doit jouer notre chance à fond pour y arriver. Après, quand on participe à une Coupe du Monde, il ne faut pas se plaindre d’affronter les meilleures équipes de la planète. Ce sera difficile, mais nous allons nous préparer pour tout donner », a déclaré le sélectionneur.

Conscient du niveau d’exigence d’une telle compétition, il insiste sur la nécessité d’aborder chaque rencontre avec détermination et ambition.

Sébastien Desabre a toutefois reconnu certaines failles au sein de son groupe, appelant à des améliorations dans plusieurs secteurs de jeu.

« Il faut progresser dans certains compartiments. C’est vrai que nous encaissons peu de buts et que nous marquons moins, mais nous avons des principes de jeu qui nous apportent de la solidité. Il faudra mettre les joueurs dans les meilleures dispositions avec des schémas capables de mettre l’adversaire en difficulté », a-t-il souligné.

Logée dans le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan, la RDC a validé son billet pour le Mondial 2026 après sa victoire (1-0) face à la Jamaïque, signant ainsi son retour en Coupe du Monde 52 ans après sa dernière participation.

Blanchi Lungala M

Linafoot : Le FC MK suspendu et exclu de la Ligue 1 pour une dette de 80 000 euros liée au transfert de Silas Katompa

Le FC MK de Kinshasa est officiellement écarté de la suite de l’Illicocash Ligue 1, saison 2025-2026, pour n’avoir pas honoré ses obligations financières liées à un transfert. La décision de la Ligue nationale de football (Linafoot) intervient après le constat du non-paiement d’une dette due à l’Étoile Sportive La Grâce, dans un dossier impliquant le joueur Silas Katompa.

Selon le communiqué de la Linafoot consultée ce vendredi 3 avril par notre rédaction, à l’origine de cette exclusion, une décision rendue par les instances de la FECOFA en septembre 2025, obligeant le FC MK à verser une indemnité comprenant notamment une part de solidarité ainsi que le reliquat du transfert du joueur. Malgré plusieurs avertissements et délais accordés pour régulariser la situation, le club n’a pas donné suite, exposant ainsi son cas à des mesures disciplinaires plus strictes.

En conséquence, la Linafoot a appliqué les dispositions prévues par les règlements : suspension immédiate du club jusqu’au paiement intégral de la dette estimée à 80 000 euros et 300 dollars, défaites par forfait pour les matches restants, et exclusion de la compétition. Une décision lourde qui rappelle la rigueur des instances face au non-respect des engagements financiers dans le football congolais.

Cedrick Katay Kalombo

Ituri : Denis Mukwege condamne l’attaque meurtrière de Mambasa attribuée aux ADF

Le docteur Denis Mukwege a vivement réagi, ce vendredi 3 avril, après un nouveau bain de sang signalé dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Le Prix Nobel de la paix a exprimé son indignation face à la persistance des violences armées qui endeuillent régulièrement les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les groupes armés continuent de semer la terreur.

Dans sa déclaration, le gynécologue congolais décrit une situation humanitaire et sécuritaire alarmante, marquée selon lui par une banalisation progressive des violences extrêmes. Il évoque des atrocités récurrentes touchant des civils, notamment des femmes et des enfants, victimes d’attaques attribuées à des groupes armés actifs dans la région, parmi lesquels les ADF et la CODECO.

Selon les informations relayées dans cette déclaration, une attaque survenue dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 avril aurait fait au moins 43 morts à Mambasa, avec plusieurs disparus et des personnes enlevées. Face à ce qu’il qualifie de drame à répétition, Denis Mukwege appelle à une prise de conscience nationale et internationale, estimant que la gravité de la situation exige une réponse urgente pour restaurer la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones affectées.

Cedrick Katay Kalombo

RDC–USA : Thérèse Kayikwamba reçoit Ian McCary pour faire le point sur le processus de Washington

La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu en audience, ce vendredi 03 avril, le Chargé d’Affaires ad intérim de l’Ambassade des États-Unis en RDC, Ian J. McCary.

Les deux personnalités ont passé en revue les questions liées au processus de Washington et les autres processus de paix en cours, la coopération bilatérale entre la RDC et les États-Unis, mais également d’autres sujets d’intérêt commun.

Cette rencontre intervient après les récentes déclarations du Président rwandais, Paul Kagame, qui refuse d’obtempérer à l’appel du Président américain, Donald Trump, de retirer ses troupes du sol congolais dans le cadre du respect des engagements pris dans le cadre du processus de Washington. Une position qui relance le débat sur la pertinence de ce processus qui ne parvient pas à faire taire les armes dans la partie Est de la RDC.

Bienvenu Musoy

RDC : Les Léopards attendus dimanche à Kinshasa après leur qualification au Mondial 2026

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Annoncés pour ce samedi, les léopards de la République démocratique du Congo (RDC) rentrent à Kinshasa le dimanche 05 avril via l’aéroport international de N’djili. Ce retour fait suite à leur qualification à la Coupe du Monde 2026 après 52 ans d’attente.

Selon des sources locales, les fauves de Sébastien Desabre vont se diriger au stade des Martyrs afin de communier avec la population congolaise, avant de s’entretenir avec le Président de la République, Félix Tshisekedi, afin d’être élevés au rang de Chevaliers de l’Ordre national.

Les kinois se disent prêts à réserver un accueil chaleureux aux nouveaux mondialistes qui ont mouillé les maillots afin de redorer l’image du football congolais au niveau mondial. Les léopards sont dans le groupe K avec le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan. Les matchs sont prévus au mois de Juin 2026.

Bienvenu Musoy

Paul Kagame déclare que le M23 est un mouvement congolais associé à Joseph Kabila

Dans un contexte de crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le président rwandais Paul Kagame a déclaré ce vendredi 4 avril à Jeune Afrique que le Mouvement du 23‑mars (M23) n’est pas un groupe rwandais mais un mouvement congolais, désormais parfois appelé AFC/M23. Selon Paul Kagame, cette insurrection ne serait pas née en territoire rwandais ni sous commandement rwandais, mais résulterait de dynamiques internes congolaises qui ont pris une tournure armée ces dernières années. Cette prise de position vise à contrer les affirmations de Kinshasa selon lesquelles Kigali soutiendrait directement le M23, des accusations que le président rwandais rejette catégoriquement.

Paul Kagame a également mis en avant le fait que l’accent devrait être mis sur les causes profondes de la crise et sur une recherche de solutions politiques plutôt que sur des accusations incessantes et répétées. Il a souligné que l’origine du conflit remonte à des facteurs internes complexes, même si l’on reconnaît largement sur la scène internationale la forte proximité entre M23 et des acteurs rwandais, une dimension que Kigali continue de minimiser.

Les accusations du gouvernement congolais contre Joseph Kabila

Les autorités de la RDC, y compris le président Félix Tshisekedi, ont accusé l’ancien président Joseph Kabila Kabange d’être associé à l’AFC/M23 ou de soutenir indirectement ce mouvement rebelle, qui a mené une offensive majeure dans la province du Nord‑Kivu et capturé des villes stratégiques ces derniers mois. Selon ces accusations, Kabila serait impliqué politiquement voire logistiquement dans la coordination de ce mouvement, une allégation que Tshisekedi aurait formulée en accusant son prédécesseur d’être le « véritable sponsor » des mouvements armés qui déstabilisent l’Est congolais.

Le gouvernement congolais a même pris des mesures politiques fortes à l’encontre de Joseph Kabila et de son entourage politique. Des médias internationaux ont rapporté que le parti politique de Kabila a été suspendu et que ses biens ont été saisis, dans le cadre d’accusations de haute trahison liées à ces liens supposés avec le M23. Ces mesures constituent un tournant significatif dans la vie politique congolaise et reflètent l’ampleur des soupçons qui pèsent désormais sur l’ancien dirigeant.

Réactions de Joseph Kabila face aux accusations

Face à ces allégations, Joseph Kabila lui‑même n’a pas accueilli ces affirmations sans réagir. Plusieurs sources médiatiques ont rapporté que l’ancien chef de l’État a fermement rejeté toute implication dans le soutien ou la coordination de groupes armés contre la RDC. Kabila a dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de diabolisation politique visant à le discréditer et à détourner l’attention des vrais enjeux sécuritaires et sociaux du pays.

Selon certains commentaires et interviews, il a critiqué la gestion du pouvoir en place tout en affirmant qu’il n’a jamais encouragé ni financé une quelconque rébellion contre l’État congolais. En outre, des observateurs politiques ont noté que ces accusations interviennent dans un climat politique tendu, où l’opposition entre l’ancien et l’actuel pouvoir est de plus en plus marquée par des conflits d’intérêt et des rivalités politiques ouvertes.

Un débat qui reflète une crise plus profonde

Ce débat public autour du M23/AFC et de la responsabilité de figures politiques majeures comme Joseph Kabila met en lumière la complexité du conflit dans l’Est de la RDC. Entre accusations de soutien étranger, luttes de pouvoir internes, et enjeux sécuritaires, le pays fait face à une crise qui dépasse largement le cadre purement militaire.

Les déclarations de Paul Kagame, qu’elles soient interprétées comme un désaveu de la responsabilité rwandaise ou comme une stratégie politique, ajoutent une dimension diplomatique à un conflit déjà marqué par de nombreuses années de violences et d’ingérences réelles ou supposées. La population congolaise, de son côté, continue de subir les conséquences de ces affrontements, entre déplacements forcés, insécurité et fragilisation des institutions étatiques.

Gilbert Ngonga

Ituri : Les FARDC recensent 43 morts et des destructions après l’attaque terroriste à Bafwakowa

Dans un communiqué publié ce jeudi 02 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) informent l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa qui demeure préoccupante suite aux récentes attaques perpétrées par les éléments terroristes des ADF/MTM contre des populations civiles innocentes.

Selon l’armée congolaise, le bilan fait état de 43 compatriotes tués, 44 maisons incendiées, ainsi que d’un camion-benne et 5 motos endommagées dans la localité Bafwakowa, chefferie des Bandaka.
Les FARDC renseignent que ces actes barbares, caractérisés par des violences aveugles, des pertes en vies humaines et des destructions de biens, constituent une grave atteinte à la dignité humaine et une violation flagrante des droits fondamentaux.

Les FARDC tiennent à rassurer la population que toutes les dispositions sécuritaires sont en cours de renforcement afin de protéger les populations, restaurer l’ordre et mettre hors d’état de nuire les terroristes ADF et leurs alliés. Car, des opérations militaires ciblées sont intensifiées dans la zone pour traquer et démanteler les réseaux terroristes. Les forces loyalistes appellent la population à la vigilance, à la collaboration avec les FARDC et dénoncer tout mouvement suspect pouvant contribuer à l’éradication de cette menace.

Bienvenu Musoy

Crise du M23 : Paul Kagame reconnaît la présence de ses troupes en RDC et refuse de les retirer

Quatre mois après l’accord de Washington censé ramener la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les combats se poursuivent et les appels au retrait des forces étrangères se multiplient. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique le 3 avril, le président rwandais Paul Kagame reconnaît que son pays déploie des soldats au-delà de ses frontières, affirmant que ces opérations, à 5, 10 ou même 20 kilomètres en territoire congolais, constituent des mesures défensives pour protéger le Rwanda.

Malgré les pressions internationales, notamment des États-Unis, Kagame refuse de retirer ses troupes, invoquant la menace persistante des FDLR.

« N’attendez pas de moi que je lève nos mesures de défense alors que vous ne faites rien pour mettre un terme à ce qui menace mon pays », a-t-il déclaré.

Pour plusieurs observateurs, cet argument apparaît comme un prétexte pour justifier une présence militaire prolongée, alors que les Forces armées de la RDC (FARDC) annoncent des opérations contre le même groupe armé.

Dans le même temps, Paul Kagame a salué le travail de la rébellion du M23 dans les zones qu’elle contrôle, renforçant les soupçons de lien entre Kigali et ce mouvement malgré les dénégations officielles. En reconnaissant son intervention en RDC tout en refusant de se retirer, le président rwandais met à mal les efforts de paix et défie ouvertement la communauté internationale, prolongeant ainsi la crise et aggravant la souffrance des populations locales.

Jean Ngaviro

RDC : Le gouvernement met en place une cellule stratégique pour sécuriser l’approvisionnement en pétrole

Face aux incertitudes qui secouent les marchés énergétiques mondiaux, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni le jeudi 2 avril une cellule stratégique afin d’évaluer les risques liés à l’approvisionnement en produits pétroliers. Autour d’elle, le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba et la ministre d’État Acacia Bandubola ont passé en revue la situation nationale dans un contexte international marqué par de fortes fluctuations.

Selon les autorités, les analyses menées confirment, à ce stade, la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire congolais. Le gouvernement assure suivre de près l’évolution du marché afin d’éviter toute rupture susceptible d’impacter les activités économiques. Des mécanismes sont à l’étude pour garantir la continuité de l’approvisionnement, tout en limitant les effets des perturbations extérieures.

Dans cette dynamique, l’exécutif n’exclut pas des ajustements encadrés des prix, présentés comme une option pour maintenir l’équilibre du marché. Cette approche préventive, défendue par Daniel Mukoko Samba, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de protéger le pouvoir d’achat des ménages et de préserver la stabilité économique, conformément aux priorités définies par le programme d’actions en cours.

Cedrick Katay Kalombo