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RDC : Le gouvernement renforce son engagement au sein du G7+ à travers un dialogue stratégique

Dans le cadre du renforcement de sa diplomatie multilatérale, la République démocratique du Congo a accueilli, ce lundi 23 mars 2026, à Kinshasa le Secrétaire général du G7+, le Dr. Helder da Costa. Reçu par la Vice-Ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, Helder da Costa a lors de ces échanges abordé des thématiques essentielles liées à la stabilité, à la gouvernance et au développement durable.

Une attention particulière a été accordée à la nécessité de renforcer la coopération avec les Nations Unies, notamment à travers l’amélioration des mécanismes de réponse aux crises et la mutualisation des expériences entre pays membres, afin d’apporter des solutions adaptées aux défis communs. À transvers ces échanges, la RDC réaffirme sa volonté de s’impliquer davantage dans les initiatives du G7+ dont elle assure la vice-présidence.

Cette dynamique traduit ainsi la volonté des autorités congolaises de jouer un rôle actif dans la promotion de la paix et du développement, tout en consolidant sa place au sein des instances internationales engagées dans la recherche de solutions aux crises structurelles.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Félix Tshisekedi mobilise les bailleurs de fonds pour le recensement général de la population et de l’habitat

La République démocratique du Congo s’engage dans une nouvelle étape majeure de sa gouvernance avec la relance du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2). Réunis ce lundi 23 mars à Kinshasa lors d’une table ronde consacrée au financement de cette opération, les partenaires techniques et financiers ont répondu à l’appel des autorités congolaises, plus de quarante ans après le dernier recensement réalisé en 1984.

Dans un contexte de forte croissance démographique, estimée aujourd’hui à plus de 110 millions d’habitants, cet exercice apparaît comme un outil stratégique pour mieux orienter les politiques publiques. S’exprimant à cette occasion, le président de la République a insisté sur l’importance de disposer de données fiables pour guider l’action de l’État. Il a rappelé que la capacité à recenser, analyser et comprendre la population conditionne la qualité de la gouvernance et la pertinence des décisions publiques.

Le RGPH2 s’inscrit ainsi dans la continuité des réformes engagées depuis 2019, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du développement local, avec l’ambition de renforcer l’efficacité et l’équité dans la répartition des ressources à travers le territoire.À l’issue des échanges, les partenaires ont manifesté leur engagement en annonçant des appuis financiers conséquents, dépassant les 200 millions de dollars américains.

Cedrick Katay Kalombo

Nord-Kivu : PAM et Caritas distribuent des vivres aux déplacés internes à Bashali

Le Programme alimentaire mondial (PAM), en partenariat avec Caritas Goma, a distribué, dimanche 22 mars 2026, une aide alimentaire aux habitants du groupement Bashali Mokoto, dans le territoire de Masisi. Cette initiative a visé principalement les déplacés internes et les personnes récemment retournées, confrontées à des conditions de vie très précaires après plusieurs mois d’instabilité.

« Je suis vraiment content et satisfait de cette aide qui va couvrir l’alimentation de ma famille pendant quelques semaines », a témoigné un bénéficiaire.

Malgré cette assistance, l’opération d’identification des bénéficiaires suscite des critiques. Certains habitants de Kalonge (territoire de Walikale) et de Binja (territoire de Rutshuru) n’ont pas été inclus.

« Nous sommes aussi des victimes de la guerre, malgré la différence de nos territoires », déplorent-ils, appelant ainsi à une distribution plus équitable de l’aide humanitaire.

Face à ces besoins persistants, les populations espèrent que les prochaines phases d’assistance prendront en compte toutes les communautés affectées par les violences armées. Cette distribution souligne l’ampleur des défis humanitaires au Nord-Kivu, où les déplacements massifs et l’insécurité continuent de fragiliser la vie quotidienne des habitants.

Fulgence Mavula

RDC–Belgique : Guillaume Ngefa à Bruxelles pour renforcer la coopération judiciaire entre les deux pays

En mission officielle à Bruxelles du 23 au 30 mars, le ministre d’État congolais en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé ce lundi 23 mars, avec les autorités judiciaires belges. La rencontre a permis d’identifier plusieurs axes de collaboration, notamment en matière de formation, de partage d’expertise et de coordination des enquêtes. Plus loin, les deux parties ont également échangé sur la consolidation des relations judiciaires entre la République démocratique du Congo, la Belgique et l’Union européenne.

Accompagné du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, Guillaume Ngefa entend obtenir un appui technique et opérationnel, afin d’accélérer les réformes du système judiciaire congolais, tout en renforçant la lutte contre la criminalité transnationale, la corruption et le blanchiment de capitaux. À l’issue de ce tête-à-tête, la procureure fédérale, Ann Fransen, a évoqué la volonté de développer des mécanismes communs pour traiter les infractions économiques et financières, y compris celles liées aux cryptoactifs.

La question de la restitution des avoirs issus d’activités illicites figure également parmi les priorités, avec la perspective d’une meilleure gestion des biens saisis et confisqués dans le cadre de dossiers impliquant les deux pays. Au-delà des aspects techniques, cette coopération s’inscrit dans une dynamique d’adaptation aux nouvelles formes de criminalité, notamment celles liées au numérique. La mission du ministre congolais prévoit également des échanges avec les autorités belges en charge des questions migratoires, signe d’une volonté d’élargir la coopération à des enjeux transversaux touchant à la sécurité et à la gouvernance.

Cedrick Katay Kalombo

Sankuru : La CENI fixe le budget des élections à 155 610 USD

La Commission Électorale Nationale Indépendante a rendu public, ce 23 lundi mars 2026, le budget arrêté pour l’organisation de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru. Le coût global de ce scrutin est fixé à 155 610 dollars américains, conformément aux prévisions opérationnelles de l’institution.

L’organe électoral précise que le report de cette élection, annoncé dans son communiqué du 20 mars 2026, est directement lié à l’indisponibilité des ressources financières nécessaires.

La CENI insiste ainsi sur le fait que ce report ne résulte d’aucune dérive budgétaire, mais uniquement de contraintes financières ayant empêché la tenue du scrutin dans les délais prévus.

Jérémie Ngunga Léman

Kasaï Oriental : Le ministre Roger Kamba annule l’arrêté du gouverneur sur l’affectation des agents de santé

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a dans une correspondance officielle, parvenue ce lundi 23 mars 2026, à notre rédaction, annulé l’arrêté provincial n°001/0041/CAB.PROGOU/K.OR/MKJ/2026 du 16 mars 2026 pris par le gouverneur du Kasaï Oriental, relatif à l’affectation collective des agents et fonctionnaires de l’État au sein de la Division provinciale de la santé. Le ministre indique avoir été saisi de la prise de cette décision qu’il juge entachée « d’irrégularités substantielles », notamment en raison de l’incompétence de son auteur et de la violation des textes légaux en vigueur régissant l’administration publique.

Selon le document, les agents de carrière des services publics affectés dans les structures déconcentrées relèvent de la Fonction publique nationale, dont la gestion, particulièrement en matière d’affectation, demeure une compétence exclusive du pouvoir central. À ce titre, le ministre rappelle que les gouverneurs de province ne disposent d’aucune prérogative pour procéder à de telles affectations, conformément notamment à la note circulaire n°009 du 28 décembre 2022.

S’appuyant sur les dispositions légales encadrant l’organisation du système de santé en République démocratique du Congo, notamment l’ordonnance-loi modifiée sur la santé publique, Roger Kamba précise que les zones de santé constituent des entités déconcentrées relevant du pouvoir central, tandis que l’autorité provinciale se limite à la coordination et à la supervision des activités. Au regard de ces éléments, l’arrêté querellé est déclaré nul et sans effet pour violation des lois et règlements en vigueur. En conséquence, le ministre instruit le gouverneur de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire cesser immédiatement les effets dudit arrêté, d’en assurer le retrait formel et la large diffusion auprès des services concernés.

Fabrice Kabamba

Kwilu : Le ministre Molendo Sakombi à Kikwit pour l’inauguration du barrage de Kakobola

Le ministre d’État en charge des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Molendo Sakombi, est arrivé ce lundi 23 mars 2026 à Kikwit, principale ville de la province du Kwilu, pour l’inauguration du barrage hydroélectrique de barrage de Kakobola. Ce projet va faciliter l’accès à une énergie stable et favorisera l’essor des activités économiques, en vue d’améliorer les services sociaux et renforcer les conditions de vie des populations bénéficiaires.

Selon un communiqué officiel, Molendo Sakombi a effectué une escale à Kikwit, avant de poursuivre sa mission vers le territoire de Gungu, où se situe cette infrastructure énergétique stratégique.

« Nous sommes arrivés en transit à Kikwit pour Gungu, où le ministre d’État va procéder à l’inauguration du barrage hydroélectrique de Kakobola, avant l’intervention du Chef de l’État pour le lancement symbolique de l’alimentation en énergie de cette infrastructure », précise le communiqué.

La mise en service du barrage de Kakobola marque une étape importante dans les efforts du gouvernement visant à améliorer l’accès à l’électricité dans cette partie du pays. Cette centrale est appelée à desservir plusieurs entités du Kwilu, notamment Kikwit, Gungu et Idiofa, contribuant ainsi à renforcer l’offre énergétique et à soutenir le développement local. Au-delà de son apport énergétique, ce projet est perçu comme un levier de croissance économique et sociale dans une province longtemps confrontée à un déficit en infrastructures de base.

Fabrice Kabamba

Kinshasa : Julien Paluku lance la Semaine congolaise de la Bonne Gouvernance pour une coopération économique équitable

La République Démocratique du Congo se lance à la conquête des marchés mondiaux. Le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku en collaboration étroite avec le Ministère de l’Industrie, a officiellement procédé ce lundi 23 mars 2026, à l’hôtel Kertel Suites de Kinshasa, au lancement d’un atelier intitulé: Semaine congolaise de la Bonne Gouvernance pour une Coopération Economique Equitable. Cette initiative est le fruit du partenariat économique nouvellement engagé entre la RDC et le Royaume-Uni, qui impose au gouvernement congolais d’ajuster ses méthodes afin de capter efficacement les opportunités du marché britannique.

Selon le ministre Paluku, la particularité sera sur la formation du capital humain, qui demeure pour le gouvernement congolais son cheval de bataille, afin d’aligner les structures congolaises de certification sur les standards internationaux les plus exigeants. À cet effet, la RDC bénéficie désormais du programme d’appui au commerce du British Standards Institute (BSI).

Cet accompagnement stratégique s’articule autour de quatre thématiques majeures :
1. La bonne gouvernance au sein de la coopération ;
2. La bonnes pratiques de normalisation ;
3. La bonnes pratiques réglementaires ;
4. La Politique Qualité Africaine.
Désormais, la RDC part à la conquête des marchés mondiaux avec méthode, rigueur et ambition.

Blanchi Lungala M

Mwene-Ditu : Une morte, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels après une pluie diluvienne

Une pluie diluvienne qui s’est abattue dimanche 22 mars 2026 sur la ville ferroviaire de Mwene-Ditu, située à plus de 120 kilomètres de Mbuji-Mayi, a fait un mort et plusieurs blessés, tout en causant d’importants dégâts matériels. Selon la Société civile locale, qui a livré le bilan ce lundi 23 mars, des maisons se sont écroulées, des murs ont été emportés et des toitures d’écoles ainsi que d’hôpitaux ont été arrachées par la violence des vents.

D’après Gaby Tshikuya, membre de la Société civile de Mwene-Ditu, plusieurs quartiers ont été touchés alors qu’une grande partie de la population participait aux cultes dominicaux. La paroisse Saint Pierre-Paul, située au quartier Musaula, a notamment subi d’importants dommages, une grande partie de sa toiture ayant été emportée par la tempête. De nombreux sinistrés passent désormais la nuit à la belle étoile en pleine période pluvieuse.

Le drame le plus grave a été enregistré au quartier N’Sele, dans la commune de Mwene-Ditu, où une femme d’une cinquantaine d’années a été foudroyée en plein culte au moment de l’offrande. Elle est décédée sur place, tandis que plusieurs fidèles, dont le pasteur, ont été blessés. La commune de Mondoy n’a pas non plus été épargnée. Son bourgmestre, Richard Kazadi, fait état de six maisons d’habitation et de vingt maisons de commerce détruites. Face à cette situation, la Société civile appelle à une intervention d’urgence afin de venir en aide aux populations sinistrées.

Rodriguez Kikamba

RDC : Depuis Goma, Kabila critique Tshisekedi et met en garde contre la « soudanisation » du pays

L’ancien président Joseph Kabila a accordé une interview au média belge La Libre Belgique, dans laquelle il critique sévèrement le pouvoir actuel à Kinshasa. Selon lui, la Constitution de la République démocratique du Congo n’est plus respectée depuis plusieurs années. Il estime que parler aujourd’hui de révision n’a pas de sens, car cette Constitution serait déjà ignorée. Il craint plutôt un projet caché d’adoption d’un nouveau texte, qu’il juge très dangereux pour l’avenir du pays.

« Pour Kinshasa, la Constitution n’existe pas. Elle est ignorée depuis 2019. Alors, que vont-ils réviser au juste ? Je pense que l’idée, c’est plutôt l’adoption d’une nouvelle Constitution. Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux », a-t-il déclaré.

Dans cette même interview, accordée le vendredi 20 mars depuis la ville de Goma — siège de la rébellion du M23 dont Kinshasa l’accuse d’être le patron — Joseph Kabila s’en prend également à la Belgique. Il estime que ce pays est en train de perdre sa crédibilité dans sa manière de soutenir le régime actuel. Cependant, il reconnaît que certaines voix en Belgique essaient de corriger cette situation. Il a par ailleurs salué le travail de la justice belge qui s’intéresse à des citoyens impliqués, selon lui, dans des actions négatives en RDC. Pour Kabila, la Belgique doit revoir sa position et se remettre en question.

« À l’allure où vont les choses, je pense que la Belgique est en train de se disqualifier. Sa capacité à accompagner l’actuel régime étonne. La Belgique doit se ressaisir et je constate que chez vous, il y a des gens qui sont conscients de tout ça. Ils essaient petit à petit de corriger le tir. Je veux aussi dire bravo à la justice belge qui s’intéresse au rôle néfaste de nombreux citoyens belges au Congo. Mais la Belgique a aussi cette capacité de se remettre en cause. C’est en tout cas ce que je souhaite », a-t-il poursuivi.

Revenant sur la situation politique interne, Kabila a évoqué l’accord signé en 2019 entre sa famille politique et celle de Félix Tshisekedi. Il explique que cet accord avait permis une gestion commune du pouvoir, car le camp de Tshisekedi ne disposait pas de majorité au Parlement. Il affirme toutefois que cet accord a ensuite été nié par ses partenaires. Quant aux propos de Corneille Nangaa, il a préféré ne pas commenter directement. L’ex-dirigeant de la CENI avait pourtant indiqué avoir placé Tshisekedi au pouvoir et qu’il avait le devoir de le déchoir.

L’ancien chef de l’État appelle par ailleurs les Congolais à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de dictature et de tyrannie. Il invite la population à s’appuyer sur l’article 64 de la Constitution, qui demande aux citoyens de s’opposer à toute prise de pouvoir contraire à la loi. Pour lui, il est urgent d’agir, que ce soit à l’intérieur du pays ou depuis l’étranger, afin de mettre fin à la situation actuelle.

S’exprimant depuis Goma, où sa présence suscite des réactions, Joseph Kabila affirme qu’il est chez lui et qu’il a le droit de parler avec tous les Congolais. Il dit agir dans le but de ramener la cohésion et la paix. Enfin, il met en garde contre une possible soudanisation de la RDC, en référence à la crise qu’a connue le Soudan. Concernant les rumeurs d’une attaque par drone, il reste prudent et affirme garder le moral en attendant les résultats des enquêtes.

« Beaucoup évoquent la balkanisation, moi je parle de la “soudanisation” de la crise en RDC. Il y a des points communs entre ce que traverse notre pays et ce qui a amené l’implosion du Soudan », a conclu Kabila.

Jean Ngaviro